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AfghanistanKerry à Kaboul pour légitimer l'élection présidentielle

John Kerry a déclaré vendredi matin à Kaboul que la légitimité de l'élection présidentielle afghane était en jeu.

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Arrivé à Kaboul pour légitimer l'élection présidentielle en afghane, John Kerry doit rencontrer les deux candidats qui se disputent la victoire. (11 juillet 2014)

Arrivé à Kaboul pour légitimer l'élection présidentielle en afghane, John Kerry doit rencontrer les deux candidats qui se disputent la victoire. (11 juillet 2014)

Keystone
La police afghane a tué deux talibans accusés d'avoir coupé les doigts d'électeurs pour les punir d'avoir voté au deuxième tour de la présidentielle samedi. (17 juin 2014)

La police afghane a tué deux talibans accusés d'avoir coupé les doigts d'électeurs pour les punir d'avoir voté au deuxième tour de la présidentielle samedi. (17 juin 2014)

Keystone
Les talibans menacent le second tour de l'élection présidentielle. Ici sur cette photo, des supporters en faveur du candidat Abdullah Abdullah. (2 juin 2014)

Les talibans menacent le second tour de l'élection présidentielle. Ici sur cette photo, des supporters en faveur du candidat Abdullah Abdullah. (2 juin 2014)

Keystone

Le secrétaire d'Etat américain devait entamer sa médiation entre les deux candidats et tenter d'éviter une grave crise politique en Afghanistan.

«La légitimité de l'élection est en jeu. L'avenir potentiel de la transition est en jeu», a dit à la presse John Kerry, arrivé à Kaboul dans la nuit de jeudi à vendredi pour des entretiens avec les responsables afghans.

Au cours d'une journée marathon, John Kerry doit rencontrer les deux candidats Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani, qui se sont affrontés au deuxième de la présidentielle du 14 juin, et qui se disputent la victoire.

Il doit également s'entretenir avec d'autres responsables afghans, dont le président sortant Hamid Karzaï, seul homme à avoir dirigé le pays depuis la chute des talibans en 2001. Après deux mandats, la constitution interdisait à Hamid Karzaï de se représenter.

Fraudes massives

Abdullah Abdullah accuse son rival d'avoir bénéficié de fraudes massives et s'est proclamé vainqueur malgré la publication des premiers résultats officiels plaçant Ashraf Ghani largement en tête (56,4%) du scrutin.

Les Etats-Unis, qui ont dépensé des dizaines de milliards de dollars en Afghanistan depuis 2001, redoutent l'implosion d'un régime qu'ils portent à bout de bras depuis 13 ans.

La mission délicate de John Kerry vendredi à Kaboul sera de réaffirmer que Washington attend un examen sérieux des soupçons de fraude et n'acceptera pas de mesures anticonstitutionnelles, telles que la formation d'un «gouvernement parallèle» par le candidat perdant.

(ats)

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