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Nucléaire iranienKerry repart vers Lausanne pour un accord historique

Le secrétaire d'Etat John Kerry est reparti ce mercredi vers la capitale vaudoise. Il souhaite signer enfin un accord de principe historique avec Téhéran.

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Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)

Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)

Keystone
Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)

Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)

AFP
Donald Trump a affirmé lundi qu'aucune rencontre n'était prévue «à ce stade» avec Hassan Rohani, mais il a entretenu le suspense sur la possibilité d'une entrevue, à New York.  (23 septembre 2019)

Donald Trump a affirmé lundi qu'aucune rencontre n'était prévue «à ce stade» avec Hassan Rohani, mais il a entretenu le suspense sur la possibilité d'une entrevue, à New York. (23 septembre 2019)

AFP

A peine rentré il y a trois jours d'une semaine de négociations sur le nucléaire iranien à Lausanne, le secrétaire d'Etat John Kerry est reparti ce mercredi 25 mars vers la capitale vaudoise. Il souhaite signer enfin un accord de principe historique avec Téhéran.

Les Etats-Unis et les autres grandes puissances du groupe 5 +1 (Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont jusqu'au 31 mars pour conclure avec l'Iran un règlement dit «politique», qui garantirait que la République islamique n'ait jamais la bombe atomique, en échange d'une levée progressive de sanctions internationales.

Les protagonistes auraient ensuite jusqu'au 30 juin-1er juillet pour finaliser les détails techniques d'un texte complet.

John Kerry doit retrouver sur les bords du Lac Léman son homologue iranien Mohammad Javad Zarif avec lequel il a encore négocié des dizaines d'heures la semaine dernière, en compagnie des directeurs politiques des autres pays du 5+1, sous l'égide de l'Union européenne.

Démenti

Les grandes puissances et Téhéran discutent dans ce format depuis 18 mois, mais le nucléaire iranien empoisonne la communauté internationale depuis plus de 12 ans. L'Iran et les Etats-Unis, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, sont toutefois en contact étroit depuis des années, notamment à la faveur de tractations secrètes en 2011-2012 sur le nucléaire.

Les deux pays nient toutefois tout rapprochement diplomatique, pour l'instant.

Les jours prochains, jusqu'à la date butoir du 31 mars, constitueront «une semaine clé», a réaffirmé mercredi la porte-parole du département d'Etat.

Opposants

Face aux opposants et à ceux qui doutent d'un accord, au Congrès américain, en Israël, dans des monarchies du Golfe et même au sein du 5+1 avec les réticences exprimées plus ou moins ouvertement par Paris, elle a défendu la voie diplomatique comme seul moyen d'empêcher l'Iran d'obtenir la bombe.

«Le fait est que sans ces négociations l'Iran progressait vers une arme nucléaire», a estimé la porte-parole américaine.

La France a estimé mardi à l'ONU que des progrès «insuffisants» avaient été faits pour parvenir à un accord. Des divergences portent notamment sur la recherche et le développement et la question des sanctions.

L'Iran a toujours farouchement nié qu'il cherchait à fabriquer des armes nucléaires, assurant que son programme n'avait que des objectifs civils et pacifiques.

(ats-afp)

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