26.10.2020 à 18:05

FootballKevin Fickentscher: «Je commence à en avoir ras-le-bol»

Le gardien et capitaine du FC Sion, en quarantaine comme ses coéquipiers, espère revoir le jour vendredi. Mais il peine à se projeter vers la suite des opérations et le match prévu le 8 novembre contre Bâle.

von
Simon Meier
Kevin Fickentscher, ici à l’issue de la demi-finale de Coupe perdue en août passé à Berne, est impatient de retrouver le chemin des terrains. 

Kevin Fickentscher, ici à l’issue de la demi-finale de Coupe perdue en août passé à Berne, est impatient de retrouver le chemin des terrains.

KEYSTONE

Kevin Fickentscher, comment allez-vous?

Ça va, ça va… Lors des tests effectués avant et après le match contre Lausanne (ndlr: le 18 octobre), nous avons tous été négatifs. Mais dans les jours qui ont suivi, nous avons été une dizaine dans le staff et l’équipe, dont moi, à avoir des symptômes. Je n’ai pas vraiment eu de fièvre, mais des sensations de chaud-froid, quelques maux de tête, des courbatures, rien de très grave. Et comme nous étions déjà en quarantaine, cela n’a pas changé grand-chose dans l’immédiat.

Comment vivez-vous ces journées en quarantaine?

Ce n’est pas évident, on tourne en rond, le quotidien est longuet. Je suis isolé dans ma propre maison, parce que je ne veux pas refiler cette cochonnerie à ma femme et mes deux enfants. Ce n’est pas facile, je les entends bouger, rire, j’aimerais les voir mais on fait attention. Mais comme on ne peut pas rester les bras croisés au lit pendant dix jours, je bouge quand même, je m’entretiens. Nous repasserons des tests vendredi et, si tout va bien, nous pourrons sortir de cette quarantaine.

On avait le sentiment de revenir gentiment à la normale et là, tout semble se casser à nouveau. Il y a une grosse frustration»

Kevin Fickentscher, gardien du FC Sion

Comment vivez-vous, en tant que footballeur pro et personne sur la planète, la situation actuelle?

Un peu comme tout le monde, je commence à en avoir ras-le-bol. Lors du premier confinement, même si rien n’était simple, on était prêt à accepter, à faire les efforts. Mais là, ça devient pesant. Il y a une grosse frustration. On avait le sentiment de revenir gentiment à la normale et là, tout semble se casser à nouveau. C’est rude.

Continuez-vous à exercer votre rôle de capitaine du FC Sion, dans de telles conditions?

En ce moment, nous sommes tous un peu des capitaines. Le groupe vit finalement assez bien les choses - de toute façon, nous n’avons pas le choix. C’est clair qu’on préférerait se voir et être sur le terrain mais, paradoxalement, avec les groupes whatsapp, ça soude plutôt le collectif. Quant à moi, je n’ai pas particulièrement à me mettre en avant, tout le monde participe à la vie virtuelle du groupe.

Le prochain match du FC Sion est, pour l’heure, agendé au 8 novembre contre Bâle, autre équipe touchée par le Covid. Parvenez-vous à vous projeter aussi loin?

C’est dur de se projeter. J’aime le foot, c’est ma passion, ma vie, donc j’aimerais que le championnat continue, mais comment? Doit-on se faire tester plus souvent? Je ne sais pas, je ne maîtrise pas les paramètres. S’il y en a, il faudra trouver les meilleures solutions. La priorité, pour nous, c’est de sortir de cette quarantaine. Ensuite, on verra. Franchement, pour l’instant, ce match contre Bâle le 8 novembre me paraît très loin.

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30 commentaires
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Keepcool

27.10.2020 à 14:36

Même les sportifs d'élites n'ont pas le mental pour attendre patiemment quelques jours. L'être humain vit vraiment dans un confort qui l'emprisonne...

ballon

27.10.2020 à 14:15

pauvre commentaire insultants pour le joueur, et les malade du covi 19 pas intelligents

FF

27.10.2020 à 10:12

Ooooooo pauvre Kevin en 40aine dans petit studio sans fenêtre .... Kevin il en a raz le bol personne pour mettre des paillettes dans viiiie??