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Hockey sur glaceKevin Romy: «Il y a eu des émotions particulières»

L'attaquant de GE Servette, qui a marqué deux buts mardi à Lugano, avait joué durant sept saisons avec les Tessinois.

par
Christian Maillard
Keystone

Rico Fata qui n’a plus marqué depuis le 22 septembre (soit 14 matches ou si vous préférez 904’52’’) a eu l’occasion mardi soir contre Lugano de faire à nouveau trembler les filets. Mais Dame chance en a décidé autrement en fin de partie. Du coup, de rage, le Canadien de GE Servette a cassé, de manière fortuite, sa canne sur... l’épaule d’Aurélien Omer, l’homme à tout faire des Vernets. Tout désolé, il s'en est excusé. Il a été pardonné.

C’était juste avant que Juraj Simek, ce héros, n’offre miraculeusement la victoire aux Genevois dans une fin de rencontre renversante, inespérée pour la bande à Chris McSorley (3-4). Alors que les fans de la Resega étaient en colère, Yannick Weber a reçu, lui, une orange sur la tête et l’arbitre M. Popovic, qui avait menacé de faire évacuer les tifosis à mi-match, un manche de drapeau en pleine figure. Il a connu une sortie difficile. Kevin Romy, qui avait égalisé et remis son équipe sur le bon chemin, connaît bien cette ambiance si particulière au Tessin. Le Chaux-de-Fonnier des Vernets effectuait hier son retour dans cette patinoire après y avoir passé sept saisons.

Kevin Romy, comment avez-vous vécu ce come-back à la Resega: deux buts et une victoire, vous ne pouviez pas rêver d’un meilleur retour, non?

Oui c’est vrai mais le plus important c’est le succès de l’équipe. C’est certain, en ce qui me concerne, qu’il y a eu des émotions particulières de retrouver la Resega, mais je suis surtout content d’avoir gagné, qu’on ait assuré l’essentiel. Maintenant, il y a encore des détails à améliorer. On a encore pris trop de pénalités...

Ce public est vraiment chaud et intimidant: était-il déjà ainsi lorsque vous portiez le chandail de Lugano?

Si, si, le public ici je le connais bien. C’est le Tessin. Les gens ont le sang chaud. Ils sont restés fidèles à eux-mêmes. Il y a eu beaucoup d’interruption, d’émotion, c’était très long et à la fin on s’en sort vraiment bien.

GE Servette a réussi un bon début de match (0-1 puis 1-2 à la 30e) avant que Lugano, via un Bergeron déterminant, ne prenne l’ascendant (3-2, 40e). Comment expliquez-vous ce retour de flamme servettien sur la fin?

C’est une nouvelle fois une question de caractère. On en a beaucoup en ce début de saison. L’équipe a joué durant 60 minutes. Comme je l’ai déjà dit, on a pris trop de pénalités ce soir et cela nous a coûté beaucoup d’effort et de sacrifices. Mais, à la fin, on marque encore en infériorité numérique, parce qu’on a travaillé jusqu’au bout. C’est ce qui a fait la différence.

C’est la huitième fois que vous mariquiez en box-play: allez-vous désormais jouer finalement à quatre pour gagner des matches?

Il est vrai qu’on éprouve encore de la peine en power-play. On ne va pas pouvoir marquer toujours des buts en infériorité numérique. Les situations spéciales sont devenues très importantes dans le championnat. On se doit d’améliorer notre jeu de puissance si on veut rester en tête.

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