Hockey sur glace: Kevin Schläpfer revient à Bienne pour ses 48 ans

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Hockey sur glaceKevin Schläpfer revient à Bienne pour ses 48 ans

Ce vendredi soir, le «Hockeygott» retrouve le Seeland à la tête de Kloten. Ironie du sort: c'est son anniversaire!

par
Grégory Beaud
Kloten
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C'est le «vrai» début de l'histoire d'amour entre Schläpfer et Bienne. En prolongation du cinquième et dernier match de finale face à Sierre, le Bâlois (à g.) inscrit le but décisif. À la 64e minute, le Stade de Glace chavire. Celui qui était déjà surnommé «Hockeygott» devient mythique. «Je me souviens encore de cette émotion comme si c'était hier, a-t-il souri. Une soirée forcément fantastique.»

C'est le «vrai» début de l'histoire d'amour entre Schläpfer et Bienne. En prolongation du cinquième et dernier match de finale face à Sierre, le Bâlois (à g.) inscrit le but décisif. À la 64e minute, le Stade de Glace chavire. Celui qui était déjà surnommé «Hockeygott» devient mythique. «Je me souviens encore de cette émotion comme si c'était hier, a-t-il souri. Une soirée forcément fantastique.»

Keystone
Le septième match du barrage de promotion-relégation face à Lausanne ne pouvait pas tourner en la défaveur de Kevin Schläpfer et des Seelandais. Au final, le HCB s'impose facilement et l'entraîneur-pompier –?il avait repris l'équipe en cours de route?– joue parfaitement son rôle. Motivateur né, il a toujours eu un don pour toucher la corde sensible chez ses hommes.

Le septième match du barrage de promotion-relégation face à Lausanne ne pouvait pas tourner en la défaveur de Kevin Schläpfer et des Seelandais. Au final, le HCB s'impose facilement et l'entraîneur-pompier –?il avait repris l'équipe en cours de route?– joue parfaitement son rôle. Motivateur né, il a toujours eu un don pour toucher la corde sensible chez ses hommes.

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«C'était un moment spécial, se souvient-il. En cas de défaite lors du sixième match de play-off contre Zurich, la patinoire était détruite. Personne n'y croyait. Mes gars ont arraché un septième match.» Battus au Hallenstadion, les Biennois n'obtiennent qu'un bref sursis à la vétuste patinoire. «Je n'oublierai jamais l'atmosphère de cette soirée.»

«C'était un moment spécial, se souvient-il. En cas de défaite lors du sixième match de play-off contre Zurich, la patinoire était détruite. Personne n'y croyait. Mes gars ont arraché un septième match.» Battus au Hallenstadion, les Biennois n'obtiennent qu'un bref sursis à la vétuste patinoire. «Je n'oublierai jamais l'atmosphère de cette soirée.»

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C'est comme si Kevin Schläpfer ne pouvait jamais faire les choses de manière discrète. Souvent critiqué pour sa personnalité solaire voire exubérante, l'entraîneur de Kloten ne pourra pas revenir à la Tissot Arena sur la pointe des pieds, un an après son douloureux licenciement.

Particulier pour le Bâlois, le déplacement de Kloten à Bienne, ce vendredi soir, le sera d'autant plus car il a lieu le jour de son 48e anniversaire. «Je n'y peux rien, s'est-il excusé dans l'intimité de son nouveau vestiaire, en banlieue zurichoise. Ce n'est pas moi qui fais le calendrier.»

Son rire communicatif est franc. Il préfère s'amuser de ce concours de circonstances aussi cocasse qu'inattendu. «Je ne crois pas aux coïncidences, nous a-t-il confié. Mais c'est vrai que là, c'est tout de même un peu gros. (Rires) Lorsque j'ai signé à Kloten, c'est d'ailleurs la première chose que j'ai regardée. À quelle date je reviendrais à Bienne. Et quand j'ai vu que c'était le 24 novembre, j'ai été forcé de me marrer.»

De nombreux amis présents

Viré le 14 novembre 2016 par les Biennois, Kevin Schläpfer ne garde pas en travers de la gorge cette issue compliquée: «J'y suis retourné quelques fois et mon fils joue toujours dans le mouvement junior du club.» Cela aide à rendre la soirée moins difficile. Et, de manière inversement proportionnelle, beaucoup plus chargée émotionnellement. «C'est inévitable. Je devrai me faire violence pour ne penser qu'au match, anticipe-t-il. J'aurai de nombreux amis dans la patinoire. Beaucoup de monde ne me parle que de cela depuis quelques jours… Vous venez me voir pour évoquer cette rencontre. Si je vous disais que c'est un match comme les autres, je serais un sacré menteur. Et j'espère que vous ne me croiriez pas (Rires)

Certains joueurs de Bienne lui ont déjà écrit pour faire monter la pression, si besoin était. «Je ne vous dirai pas qui, mais en gros ils ont envie de me faire ma fête, pouffe-t-il. C'est de bonne guerre.»

Depuis un mois, Kevin Schläpfer est de nouveau derrière un banc. À Kloten, on a retrouvé l'entraîneur vigoureux et actif qu'il était depuis le début de sa carrière. Bien loin de l'image triste qu'il renvoyait lors de la fin de son règne dans le Seeland. Touché dans sa chair, il ne pouvait même plus patiner. «Aujourd'hui, je revis, a-t-il admis. Tout n'est pas simple, ici, mais je savais à quoi m'attendre en acceptant la proposition de Kloten.»

En signant dans un autre club que Bienne, Kevin Schläpfer savait également que cette soirée spéciale arriverait un jour ou l'autre. Celui qui a presque tout connu à Bienne n'y a pas (encore?) gagné en tant qu'entraîneur des visiteurs.

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