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Euro-2012Kiev reste confiante, malgré les menaces de boycott

«Il est très important qu'on ne nous humilie pas. Nous ne permettrons pas de le faire», a déclaré le président ukrainien face aux menaces de boycott de l'Euro-2012 de certains responsables européens.

Le 11 mai, les organisateurs de l'Euro-2012 dévoilaient la coupe que remportera les vainqueurs.

Le 11 mai, les organisateurs de l'Euro-2012 dévoilaient la coupe que remportera les vainqueurs.

La décision de responsables européens de boycotter l'Euro-2012 de football en Ukraine en raison de l'emprisonnement de l'opposante Ioulia Timochenko sera leur "affaire personnelle" et Kiev ne se laissera pas "humilier", a déclaré lundi le président ukrainien Viktor Ianoukovitch.

"Il est très important qu'on ne nous humilie pas. Nous ne permettrons pas de le faire", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Donetsk, son fief dans l'est du pays, où il a inauguré un nouveau terminal de l'aéroport construit en vue de l'Euro-2012.

"Nous sommes ouverts et sincères. Si quelqu'un veut venir en Ukraine, nous l'accueillerons avec plaisir. Si quelqu'un a une raison pour ne pas venir en Ukraine, c'est son affaire personnelle", a-t-il ajouté.

La Commission européenne a annoncé qu'aucun commissaire ne se rendrait en Ukraine pour l'Euro-2012 de football, co-organisé du 8 juin au 1er juillet avec la Pologne, et plusieurs pays européens ont menacé de faire de même.

Les ministres européens des Affaires étrangères ont été unanimes lundi à Bruxelles à dénoncer les conditions "inacceptables" de détention de Mme Timochenko, tout en exprimant leur divergences sur l'opportunité d'un boycottage de l'Euro-2012.

Incarcérée depuis août dernier, Mme Timochenko, qui a été condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir, est visée par une série d'autres enquêtes judiciaires. Cette affaire a provoqué une grave crise dans les relations entre Kiev et l'Union européenne qui y décèle une motivation politique. Une dizaine de présidents européens ont déjà boycotté un sommet la semaine dernière en Ukraine.

(ats)

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