Kuala Lumpur: Kim Jong-Nam est mort d'une «paralysie très grave»

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Kuala LumpurKim Jong-Nam est mort d'une «paralysie très grave»

Les résultats de l'autopsie suggèrent que le demi-frère du leader nord-coréen est décédé de paralysie juste après avoir été aspergé par le poison à l'aéroport de Kuala Lumpur.

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Doan Thi Huong a quitté vendredi matin sa prison près de Kuala Lumpur, après l'abandon des poursuites pour meurtre dans l'enquête sur l'assassinat spectaculaire de Kim Jong Nam. (Vendredi 3 mai 2019)

Doan Thi Huong a quitté vendredi matin sa prison près de Kuala Lumpur, après l'abandon des poursuites pour meurtre dans l'enquête sur l'assassinat spectaculaire de Kim Jong Nam. (Vendredi 3 mai 2019)

AFP
Doan Thi Huong sera libérée en mai après avoir accepté un nouveau chef d'accusation remplaçant celui de meurtre, a indiqué l'un de ses avocats lundi. (1er avril 2019)

Doan Thi Huong sera libérée en mai après avoir accepté un nouveau chef d'accusation remplaçant celui de meurtre, a indiqué l'un de ses avocats lundi. (1er avril 2019)

AFP
Un tribunal malaisien a rejeté jeudi la demande de libération de Doan Thi Huong, après la libération surprise de sa co-accusée indonésienne lundi. (14 mars 2019)

Un tribunal malaisien a rejeté jeudi la demande de libération de Doan Thi Huong, après la libération surprise de sa co-accusée indonésienne lundi. (14 mars 2019)

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Le demi-frère du numéro un nord-coréen a succombé à une paralysie causée par un puissant agent neurotoxique, selon les résultats d'autopsie révélés dimanche par la Malaisie. L'aéroport de Kuala Lumpur, théâtre de son assassinat, a été déclaré exempt de tout danger. La Malaisie a révélé vendredi que le meurtre le 13 février de Kim Jong-Nam, demi-frère de Kim Jong-Un, avait été perpétré avec du VX, un agent neurotoxique classé comme arme de destruction massive.

Les résultats de l'autopsie suggèrent que la victime âgée de 45 ans a succombé à une «paralysie très grave» et est décédée dans «un très court laps de temps», a déclaré le ministre malaisien de la Santé S. Subramaniam.

Deux femmes en détention

Deux femmes soupçonnées d'avoir administré la substance ont été placées en détention provisoire, de même qu'un Nord-Coréen. La police veut entendre sept autres Nord-Coréens - dont un diplomate de l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur -, mais quatre des suspects ont fui la Malaisie le jour de l'assassinat.

Sur des images de vidéo surveillance qui ont fuité dans les médias, on peut voir Kim Jong-Nam approché de dos par deux femmes dont l'une lui projette apparemment quelque chose au visage. La victime avait ensuite été conduite à la clinique de l'aéroport avant de succomber pendant son transfert à l'hôpital.

Dupées

Les deux suspectes affirment qu'elles ont été dupées, bien que la police malaisienne assure qu'elles savaient ce qu'elles faisaient.

L'une d'elles, une Indonésienne de 25 ans, a raconté avoir reçu l'équivalent de 90 dollars pour prendre part à ce qu'elle pensait être une émission de télévision type caméra cachée, selon un haut diplomate cité par les médias. Elle pensait manipuler de «l'huile pour bébé». Elle ne connaissait pas l'autre suspecte, selon la même source.

Cette dernière, Vietnamienne de 28 ans, a raconté aux autorités vietnamiennes avoir été piégée et qu'elle pensait elle aussi participer à une vidéo humoristique. La police a déclaré que l'une des suspectes était tombée malade après son arrestation et avait été prise de vomissements.

Le VX est une version plus mortelle du gaz sarin, indolore, inodore et hautement toxique. Les agents neurotoxiques stimulent excessivement les glandes et muscles, ce qui les fatigue rapidement et attaque la respiration. Dix milligrammes, soit une seule goutte, peuvent tuer en quelques minutes.

Scène du crime au crible

Pendant toute la nuit, les personnels de la défense civile vêtus de combinaisons de protection ont passé au crible la scène du crime. Les autorités ont ensuite déclaré n'avoir rien trouvé et que l'aéroport était sûr. La police avait établi un cordon de sécurité dans une grande partie du hall des départs du terminal 2. Cette opération menée près de deux semaines après l'assassinat en a surpris plus d'un.

Prélèvements effectués

Abdul Samah Mat, chef de la police, a expliqué que l'enquête se poursuivait dans un complexe résidentiel de Kuala Lumpur, en lien avec les quatre Nord-Coréens ayant fui la Malaisie le jour du meurtre. Des prélèvements y ont été effectués aux fins d'analyses chimiques.

L'annonce de l'emploi du VX a semé la colère en Malaisie. La Corée du Sud, qui depuis le début de cette affaire pointe un doigt accusateur sur son voisin du Nord, a dénoncé une «violation patente de la Convention sur les armes chimiques».

Jeudi, Pyongyang a rompu le silence qu'il conservait depuis l'assassinat en tirant à boulets rouges sur la Malaisie, accusée d'être responsable du décès et de comploter avec la Corée du Sud.

(ats)

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