Kiss: ce soir au Paléo, on va s’embraser une dernière fois

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FestivalKiss: ce soir au Paléo, on va s’embraser une dernière fois

En 2022, le mythique groupe de rock fait ses adieux à la scène. Son concert sur L’Asse est l’ultime en Suisse après Zurich il y a douze jours.

par
Laurent Flückiger
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Kiss au Hallenstadion de Zurich, le 7 juillet 2022.

Kiss au Hallenstadion de Zurich, le 7 juillet 2022.

Joseph Carlucci
Paul Stanley à Zurich, le 7 juillet 2022.

Paul Stanley à Zurich, le 7 juillet 2022.

Joseph Carlucci
Gene Simmons et Tommy Thayer à Zurich, le 7 juillet 2022.

Gene Simmons et Tommy Thayer à Zurich, le 7 juillet 2022.

Joseph Carlucci

Kiss? Il y a les grands fans, ceux qui les suivent peut-être depuis les années 70 et qui forment la Kiss Army. Et il y a ceux qui connaissent surtout les maquillages et sans doute uniquement «I Was Made For Lovin’ You» – et il n’y a pas de mal à ça. Tout ce monde se réunira ce mardi soir au Paléo pour un show énormissime et pour dire adieu à un monument du rock.

Kiss a décidé de raccrocher, et la date sur l’Asse est l’avant-dernière de leur tournée en Europe. Après, ce sera Amsterdam, l’Australie puis les États-Unis et deux ultimes croisières en automne, de Los Angeles au Mexique. Si Paul Stanley et Gene Simmons, les deux fondateurs du groupe, ont respectivement 70 et 72 ans, ce n’est pourtant pas l’âge qui les fait arrêter mais les costumes. Comme le rappelle le célèbre bassiste à la langue bien pendante, les tenues qu’ils arborent chaque soir sont très lourdes.

Une armure de 18 kilos

«Si j’étais dans les Stones ou dans U2, je pourrais porter des sneakers et un T-shirt sur scène et jouer jusqu’à la mort. Mais je suis dans Kiss. Je porte tous les soirs une armure de 18 kilos et des bottes qui pèsent chacune plus qu’une boule de bowling! Je n’ai jamais perdu ma voix, mais cela peut arriver. Je suis comme un champion de boxe. Plus je vieillis, plus je risque d’être un jour mis K.-O. par un plus jeune. Je préfère quitter le ring quand je suis toujours champion», expliquait Gene Simmons au «Parisien» en juin. Et que serait Kiss sans les costumes du Démon, du Fils des étoiles, de l’Homme de l’espace et de l’Homme chat?

À Zurich, le 7 juillet, les quatre rockeurs n’ont pas déçu. Celui qui s’autoproclame groupe «le plus brûlant du monde» avait sorti les flammes – on se réjouit mardi sur L’Asse quand la température fera encore 26 degrés. Vers le milieu du concert, Paul Stanley a même débarqué au milieu de la foule depuis la scène à l’aide d’une sorte de tyrolienne. Allez, on ne vous raconte pas tout (les photos sont à voir dans la galerie). Si la Belle au bois dormant a été réveillée par un baiser, si un crapaud se transforme en prince grâce à un baiser, le public du Paléo peut bien s’embraser comme jamais sur un dernier concert de Kiss.

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