Football: Kita pris à partie par des supporters du LS

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FootballKita pris à partie par des supporters du LS

Le président du FC Nantes a vécu une soirée compliquée samedi à Annecy-le-Vieux. Il a fini par s'expliquer en tête à tête avec un de ses détracteurs.

par
Tim Guillemin
Annecy-le-Vieux
Sourire crispé pour l'ancien président du LS.

Sourire crispé pour l'ancien président du LS.

AFP

Si Waldemar Kita espérait passer un match tranquille, samedi soir à Annecy-le-Vieux, il s'est royalement planté. Très chahuté toute la soirée, le président nantais a ainsi fini par s'expliquer en tête à tête avec un fan très virulent, après la partie entre Lausanne et Nantes (lire notre article ici).

Mais tout avait déjà commencé avant le match pour l'ancien président du club vaudois, pris à partie à plusieurs reprises par des fans du LS à la voix portant loin.

Fabio Celestini et lui ont parlé très tranquillement

«Escroc!», lui ont ainsi crié très fort depuis la tribune du joli petit stade savoyard trois supporters lausannois avec un accent vaudois absolument spectaculaire, alors que la partie n'avait pas encore commencé. L'homme d'affaires franco-polonais n'a pas bronché. «T'es sourd, gaillard?», s'est interrogé le plus massif des trois supporters, n'obtenant toujours aucune réponse.

Evidemment, l'ancien président du LS a tout entendu, mais il est resté stoïque, s'attendant sans doute à être interpellé de la sorte. Cela ne l'a pas empêché de deviser sereinement avec Fabio Celestini un peu plus loin. On ignore ce que les deux hommes se sont dit, mais la conversation avait l'air amicale. «Pourquoi elle ne l'aurait pas été? Waldemar Kita a été correct avec moi quand je suis parti de Lausanne, tenant ses promesses envers moi. C'est normal que je sois correct avec lui», a dit Fabio Celestini.

Que pense-t-il des critiques du public vaudois à l'égard de son ancien président? «Il ne faut pas oublier que le centre de formation, c'est Waldemar Kita qui en a eu l'idée. A l'époque, on lui a ri au nez. Aujourd'hui, ce centre est actif. Une fois qu'il est parti, il s'est passé ce qui s'est passé. Les Vaudois aiment bien mettre la faute sur celui qui est parti. Est-ce qu'il a fait tout juste? Je ne sais pas. Est-ce que c'est entièrement de sa faute? Chacun son avis. Mais moi, je n'ai pas de raison de lui en vouloir personnellement», a encore dit l'entraîneur du LS.

Des paroles claires envers celui qui a été président du Lausanne-Sport de 1998 à 2001. Mais si Fabio Celestini n'avait rien à reprocher à Waldemar Kita, ce n'était clairement pas le cas de plusieurs supporters du club vaudois, qui estiment que l'homme d'affaires est le grand, sinon l'unique, responsable de la faillite de 2003. Alors, le Franco-Polonais a été interpellé verbalement par un autre supporter, une fois le match terminé. Des cris se sont fait entendre de part et d'autre, mais il n'y a eu aucun affrontement physique, selon plusieurs témoignages.

Ils se sont parlés en tête à tête

«On s'est simplement parlés. Mais j'avoue, des insultes ont fusé», explique un supporter du LS, plusieurs heures après les faits. Ce partisan vaudois a encore en travers de la gorge la gestion de Waldemar Kita et avait à cœur de le lui dire en face, seize ans après le départ de l'ancien président.

Après quelques mots un peu forts, Kita a accepté de parler en tête à tête avec ce supporter, une fois l'émotion un peu retombée. «Il m'a dit qu'il avait laissé le club dans un état stable, avec un bilan financier neutre. Mais moi, je sais qu'il est parti en laissant le LS avec plusieurs millions de francs de dettes», continue ce supporter.

Les deux hommes sont partis chacun de leur côté. Et ils ne sont évidemment pas près de se revoir... à moins que les deux clubs n'organisent un nouveau match amical dans une année, bien sûr!

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