US Open: Kohlschreiber a parlé trop vite sur Federer

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US OpenKohlschreiber a parlé trop vite sur Federer

Invaincu depuis Wimbledon, l'Allemand a confié que «si Roger ne jouait pas bien, il saurait en profiter». Mais ça, c'était avant la démonstration contre Feliciano Lopez.

Philipp Kohlschreiber croit plus que jamais en ses chances.

Philipp Kohlschreiber croit plus que jamais en ses chances.

Keystone

Roger Federer (no 3) ne commettra certainement pas l'erreur de sous-estimer Philipp Kohlschreiber (no 33), lundi soir dès 19 heures (à 1 heure du matin en Suisse) en 8e de finale de l'US Open. Et ce même si le Bâlois affrontera pour la troisième fois consécutive dans le tournoi un joueur face auquel il a obtenu plus de dix succès sans avoir subi le moindre échec.

«Je le connais parfaitement», a rappelé le Bâlois, qui mène 11-0 dans leur face-à-face et n'a égaré que trois sets au passage dont deux sur gazon (un à Wimbledon en 2009, un à Halle en 2015 où il était passé à deux points de la défaite). «Nous avons effectué des tonnes d'entraînement ensemble. Nous avons aussi disputé de bons matches. Nous nous sommes d'ailleurs affrontés ici il y a deux ans, au 1er ou au 2e tour je crois», a précisé le quintuple vainqueur du tournoi, dont la mémoire n'est décidément plus infaillible: il s'était en fait mesuré à l'Allemand au 3e tour de l'US Open 2015, s'imposant 6-3 6-4 6-4.

«C'est un très bon joueur, qui joue avec beaucoup de topspin . Il possède un joli revers à une main, que j'adore regarder bien sûr. Il a l'air en excellente forme. Sa condition physique est d'ailleurs toujours irréprochable», a-t-il souligné avec un respect non dissimulé. «Je suis persuadé qu'il est en confiance», a enchaîné Roger Federer, qui ne croit pas si bien dire: depuis son élimination subie au 1er tour à Wimbledon (face au futur finaliste Marin Cilic), son prochain adversaire a remporté les onze derniers matches qu'il a pu terminer.

Un autre tournoi commence

Contraint à l'abandon en demi-finale à Hambourg en raison d'une douleur aux adducteurs, Philipp Kohlschreiber a cueilli dans la foulée le titre sur la terre battue de Kitzbühel. Un tournoi qu'il a abordé diminué, et qu'il n'aurait pas disputé s'il ne résidait pas dans la station autrichienne... Vainqueur des onze derniers sets qu'il a joués, l'Allemand croit plus que jamais en ses chances.

«Si Roger ne joue pas bien, je saurai en profiter. Je suis bien conscient qu'il s'agit de ma plus belle opportunité de le battre. On remarque qu'il ne maîtrise pas encore parfaitement les longues courses latérales, que son jeu de défense n'est pas au point. Et son revers n'est pas aussi performant qu'en début d'année», a analysé l'Allemand samedi après-midi.

Le hic pour Philipp Kohlschreiber (33 ans), c'est qu'il s'est confié à la presse avant la démonstration réalisée par Roger Federer face au gaucher espagnol Feliciano Lopez (6-3 6-3 7-5), qui s'est incliné pour la 13e fois en 13 matches face au Maître. La donne a totalement changé depuis, et c'est bien un tout autre tournoi qui démarre lundi pour le Bâlois.

Premiers tours oubliés

Roger Federer semblait certes déjà à l'abri de toute mauvaise surprise au 2e tour face à Mikhail Youzhny, qu'il a battu pour la 17e fois en 17 duels mais en cinq sets accrochés. Mais c'était avant. Comme il l'a rappelé lui-même, la prestation réalisée face à Feliciano Lopez a le même effet que celle réussie au 3e tour de l'Open d'Australie face à Tomas Berdych. Elle lui permet d'oublier et de faire oublier les difficultés rencontrées dans ses deux premiers matches.

L'homme aux 19 titres du Grand Chelem a de nouveau le vent en poupe, il est redevenu maître de son tennis et de son destin. C'est vraiment en pleine confiance qu'il aborde ce 8e de finale face à un adversaire qui lui est inférieur dans tous les compartiments du jeu, à l'exception du revers. Un coup auquel il devra d'ailleurs éviter de trop se frotter, notamment sur ses attaques.

(ats/jsa)

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