Football - Koro Kone: «J'espère avoir laissé un bon souvenir à Servette»
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FootballKoro Kone: «J'espère avoir laissé un bon souvenir à Servette»

Quelques heures après avoir quitté Genève, l'attaquant ivoirien a vécu son premier entraînement avec Yverdon Sport. L'occasion de se laisser aller à une interview de bienvenue.

par
Florian Vaney
Koro Kone quitte Servette après trois ans de collaboration.

Koro Kone quitte Servette après trois ans de collaboration.

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Et surtout, merci Servette! Avant de se séparer de Koro Kone, les Genevois ont procédé d'une manière un peu étrange. Ils ont accordé à leur futur ex-buteur un temps de jeu surprenamment conséquent lors des quatre rencontres de préparation qu'ils viennent de vivre. Allant même jusqu'à titulariser l'Ivoirien face au Dynamo Kiev. Ce mardi, l'attaquant prenait pourtant bien la route d'Yverdon, après avoir fait le plein de sensations de match et inscrit quatre buts pas inutiles pour sa confiance à l'autre bout de la Suisse romande. Sa dernière année de contrat en grenat ne sera ainsi pas honorée, les trois parties ayant trouvé un accord pour la suite. Pour YS, le mercato s'achève (très probablement) là-dessus.

Entre Koro Kone et Yverdon Sport, les choses sérieuses commenceront vendredi 23, avec le départ de la Challenge League à Thoune. Bien avant ça, l'homme aux 23 buts avec Servette a vécu son premier entraînement en Vert. C'était mardi après-midi. Après avoir rangé les cerceaux et avant de donner un coup de brosse à ses chaussures, il a pris quelques minutes pour évoquer sa situation.

Ça fait du bien de changer d'air?

Oui, vraiment. Je me trouvais à une période où j'en avais besoin, après cette aventure de trois ans à Servette.

On pourrait croire que tout s'est passé très vite concernant votre transfert. C'est la réalité?

Pour moi, en tout cas, tout est allé vite. Mon agent m'a parlé de l'intérêt d'Yverdon après le match qu'on a joué ici la semaine dernière (ndlr: YS - Servette, 1-0, le 7 juillet). Puis, tout s'est enchaîné.

Votre départ a suscité une vague de messages de soutien et de remerciements des fans genevois. Votre réaction?

J'en ai vu certains, vous avez raison. Mais pas tous encore. Je me suis souvent retrouvé sur la route entre Genève et Yverdon ces dernières heures. J'espère que ça veut dire que j'ai laissé un bon souvenir à Servette. C'est comme ça que j'ai envie de l’interpréter en tout cas.

Vous êtes d'accord de parler de la saison dernière?

Bien sûr.

Pourquoi cela n'a-t-il pas fonctionné pour vous?

Je ne suis pas quelqu'un qui met la faute sur les autres, jamais. Tout est parti d'une préparation d'été difficile. En septembre, j'ai attrapé une première fois le Covid. En janvier, une seconde fois. Au milieu de tout ça, l'équipe tournait bien, elle marquait. Et sans moi.

Ce n'était pas possible de rattraper le train en marche?

Il aurait fallu que je puisse enchaîner les matches. Ce dont j'avais le plus besoin, c'était ça. Mais ça ne s'est pas fait, et c'est normal dans ces conditions. Alors il faut attendre sa chance. Parfois un match, parfois deux, ou trois. Et c'est dur.

Psychologiquement aussi?

De ce côté-là, je peux dire que ça allait. J'échangeais beaucoup avec Alain Geiger, on avait un bon rapport. En parlant avec le coach, je me rendais compte que je ne jouais pas parce que tout fonctionnait bien pour l'équipe sur le terrain, et non pas parce que j'étais un nul.

Vous gardez de bons souvenirs de cette expérience? Ceux de la promotion notamment?

C'est drôle de se dire que tout avait commencé par des galères, aussi. J'avais disputé deux matches, on s'était rendu compte qu'il y avait un problème avec mon visa de travail et je m'étais retrouvé deux mois en tribunes en attendant que ça se règle. Ensuite, oui, ce sont les bons souvenirs qui sont arrivés.

C'est le moment d'en créer d'autres avec Yverdon, non?

Ce ne sera pas plus facile: la Challenge League, pour un attaquant, c'est des duels, beaucoup de courses. Mais il faut être ambitieux. On ne doit pas être le petit Yverdon Sport. On doit en vouloir, montrer ce qu'on sait faire.

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