30.05.2012 à 15:35

EnergieL'abandon du nucléaire allemand coûtera près de 400 milliards

L’abandon par l’Allemagne de l’énergie nucléaire va coûter au pays entre 200 et 400 milliards d’euros dans les années à venir, estiment les opérateurs du réseau haute tension du pays.

La centrale nucléaire ISar 2 en Allemagne.

La centrale nucléaire ISar 2 en Allemagne.

Keystone

Les opérateurs du réseau haute tension du pays ont présenté mercredi leurs projets pour de nouvelles lignes. La seule expansion du réseau haute tension va revenir à 20 milliards d’euros (quelque 24 milliards de francs) au cours des dix prochaines années, avaient estimé déjà mardi les quatre opérateurs de ces autoroutes de l’électricité.

Présentant leurs plans concrets mercredi à Berlin, ils ont indiqué que ces coûts ne représentaient que 5% à 10% du total des frais liés à cette «transition énergétique», du nom donné en Allemagne à l’abandon progressif du nucléaire et à son remplacement d’ici à 2022 par d’autres sources d’énergie.

Le coût total inclut la modernisation et l’expansion des lignes à plus basse tension, estimée par la fédération des régies énergétiques communales VKU à quelque 25 milliards d’euros, ainsi que le raccordement des parcs éoliens en mer, dont le nombre est appelé à augmenter, au reste du réseau.

Nouvelles installations comprises

Vont s’y ajouter aussi les coûts de construction de nouvelles installations solaires et éoliennes, ainsi que de nouvelles centrales au gaz ou au charbon par exemple. Le vocable de «transition énergétique» recouvre également en Allemagne tous les efforts entrepris pour limiter la consommation d’énergie.

Mais l’expansion du réseau reste l’élément essentiel de cette transition, décidée l’an dernier par le gouvernement et dont les modalités et les objectifs font encore débat.

Les quatre opérateurs des lignes haute tension ont présenté mercredi un plan de développement qui prévoit notamment la construction de quatre nouvelles lignes nord-sud. Le nord abrite l’essentiel de la production éolienne, tandis que le sud et l’ouest, plus industrialisés, concentrent le gros de la demande.

(ats/afp)

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