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Hautes écolesL'accès aux études de médecine doit être limité

Les universités de Bâle, Berne, Fribourg et Zurich n'ont pas les capacités d'accueillir les 3491 personnes inscrites aux études de médecine humaine.

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Malgré une pénurie de médecins en Suisse, les Universités de Bâle, Berne, Fribourg et Zurich doivent appliquer le numerus clausus dans les Facultés de médecine pour l'année académique 2015/16. Le Conseil des hautes écoles de la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE) est favorable aux tests d'aptitude.

Dans ces hautes écoles, 3491 personnes se sont ainsi inscrites aux études de médecine humaine pour la rentrée 2015, or elles n'ont pas les capacités pour les accueillir. Même constat dans les universités qui ne limitent pas l'accès par un numerus clausus, à savoir Genève ( 39%), Lausanne ( 61%) et Neuchâtel ( 109%).

Test d'aptitude défaillant

Dans la foulée, le Conseil des hautes études de la CSHE recommande de renforcer la sécurité du test d'aptitude qui aura lieu le 3 juillet prochain. Des mesures ont été prises afin d'empêcher que des irrégularités telles que celles constatées lors du test 2014 ne se reproduisent.

L'année dernière, 14 des 198 questions du test avaient dû être exclues du résultat, car elles étaient déjà en circulation avant le jour du test. Les questions concernées provenaient d«une version volée en 1996 dans un autre pays que la Suisse.

Meilleure coordination

Le Conseil des hautes études a été créé en vertu de la loi sur l'encouragement et la coordination des hautes écoles. Ce texte prévoit une coopération accrue entre Confédération et cantons. Le Conseil des hautes écoles fixe les conditions d'accréditation et d'entrée dans un établissement. Il est aussi responsable de la reconnaissance des diplômes.

Parallèlement au conseil, il existe aussi une Conférence plénière qui chapeaute les activités de la Confédération et des cantons, c'est la CSHE qui a débuté ses activités jeudi. Elle fixe par exemple le cadre financier, mais ne prend pas de décision sur les types d'écoles, les taxes ou les bourses, qui sont du ressort du conseil.

(ats)

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