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JaponL'agence de l'énergie atomique va ouvrir un bureau à Fukushima

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) va ouvrir un bureau à Fukushima afin d'assurer un suivi des travaux de décontamination après l'accident nucléaire du 11 mars.

Le démantèlement du site de Fukushima pourrait prendre près de 40 ans.

Le démantèlement du site de Fukushima pourrait prendre près de 40 ans.

Keystone

Les autorités japonaises, confrontées à la défiance de la population japonaise vis-à-vis de l'énergie nucléaire après la catastrophe du 11 mars, ont demandé à l'AIEA d'ouvrir un bureau à Fukushima, dont la centrale a été le théâtre du pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl.

«Nous avons déclaré au gouvernement japonais que l'AIEA était prête à coopérer», a déclaré le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, à l'agence japonaise Kyodo News à Davos, où se tient le Forum économique mondial. «Pendant que le siège (de l'agence) à Vienne continuera à s'occuper des questions relatives à la décontamination et l'élimination du combustible nucléaire usagé, nous serons en mesure d'être en contact étroit» avec les acteurs locaux à Fukushima en y ouvrant un bureau, a-t-il dit.

Réacteurs à l'arrêt

L'AIEA a l'intention d'ouvrir son bureau à Fukushima d'ici la fin de l'année, a-t-il ajouté. Tokyo souhaite une approbation des experts internationaux afin de rassurer la population quant à la sûreté de ses installations nucléaires avant de redémarrer les autres réacteurs du pays qui avaient été arrêtés après la catastrophe provoquée à Fukushima par le séisme.

La plus grande partie des 54 réacteurs nucléaires du Japon ne sont plus en service en raison notamment de l'opposition de la population à l'emploi de l'énergie nucléaire après la catastrophe qui a contaminé l'environnement et obligé des dizaines de milliers d'habitants à quitter leur foyer. La plupart ne savent pas s'ils pourront revenir et quand ils le pourront.

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Koichiro Gemba, qui est également député de Fukushima, a promis à ses électeurs d'appuyer une requête de responsables locaux demandant l'ouverture d'un bureau permanent de l'AIEA dans cette préfecture.

(AFP)

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