Actualisé 24.06.2016 à 21:27

JO 2016L'AMA suspend le laboratoire de Rio

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a suspendu l'accréditation du laboratoire de Rio en raison de problèmes de conformité, à 50 jours des JO.

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Selon Le Monde, la justice française dispose d'éléments  mettant en cause le processus d'attribution des JO à Rio. (Vendredi 3 mars 2017)

Selon Le Monde, la justice française dispose d'éléments mettant en cause le processus d'attribution des JO à Rio. (Vendredi 3 mars 2017)

Keystone
La police de Rio souhaite entendre le patron du CIO dans l'enquête sur le trafic de billets pendant les JO. (Jeudi 8 septembre 2016)

La police de Rio souhaite entendre le patron du CIO dans l'enquête sur le trafic de billets pendant les JO. (Jeudi 8 septembre 2016)

AFP
Hope Solo avait traité les Suédoises de lâches après son match perdu en quart de finale des JO à Rio. Elle a été suspendue six mois pour ses propos. (Mercredi 24 août 2016)

Hope Solo avait traité les Suédoises de lâches après son match perdu en quart de finale des JO à Rio. Elle a été suspendue six mois pour ses propos. (Mercredi 24 août 2016)

AFP

A 42 jours des jeux Olympiques 2016, l'Agence mondiale antidopage (AMA) a suspendu la laboratoire de Rio, jetant une ombre de plus sur le Brésil, en proie à bien des problèmes d'organisation, et, plus largement, sur la lutte antidopage. L'AMA a retiré mercredi l'accréditation du laboratoire de Rio en raison de problèmes de conformité aux normes internationales des laboratoires (ISL), a indiqué l'AMA dans un communiqué publié vendredi.

Cette suspension restera effective pendant six mois, à moins que le comité exécutif de l'AMA ou son président ne suivent d'ici là les recommandations d'une commission de discipline qui va «être formée sous peu et étudiera le dossier», a précisé l'AMA.

«Les athlètes peuvent avoir toute confiance dans le fait que la suspension ne sera levée que si le laboratoire fonctionne de manière optimale», a insisté le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli.

«La meilleure solution sera en place pour assurer que le processus de contrôles lors des jeux Olympiques et des jeux Paralympiques sera solide», a-t-il ajouté.

A quelques semaines de la cérémonie d'ouverture des JO-2016, le laboratoire brésilien de contrôle du dopage (LADETEC) ne peut donc plus procéder, jusqu'à nouvel ordre, à aucune analyse d'échantillons sanguins et urinaires.

Pas de vide dans la procédure

Dans l'intervalle, les échantillons en cours d'analyse et destinés à ce laboratoire vont être envoyés dans d'autres laboratoires dans le monde, accrédités par l'AMA, afin qu'il «n'y ait pas de vide dans les procédures des contrôles antidopage», a précisé l'AMA.

Si la LADETEC ne récupère pas son accréditation, cela pourrait être le scénario retenu pour la quinzaine olympique avec l'envoi, par avion, des échantillons prélevés sur les participants des JO-2016 dans un autre laboratoire accrédité par l'AMA.

Lors de la Coupe du monde de football au Brésil en 2014, la Fifa faisait acheminer ses échantillons en Suisse, un véritable casse-tête logistique et financier, provoqué par le laboratoire de Rio.

Ce n'est en effet pas la première fois que ce laboratoire fait parler de lui: en 2013, il avait perdu son agrément en raison du non-respect des normes et de problèmes de fiabilité et n'avait pas pu être utiliser lors du Mondial brésilien.

Les déboires du LADETEC sont un nouveau camouflet pour le Brésil qui collectionne les problèmes pour organiser les JO-2016, sur fond de récession économique historique, crise budgétaire aiguë, craintes associées au virus Zika et autres retards dans la construction des sites et infrastructures.

Contexte chargé

Même si le laboratoire de Rio n'est pas le seul à qui l'AMA à retirer son accréditation en 2016 --8 cas similaires, dont Pékin et Madrid--, cette décision intervient dans un contexte particulièrement chargé en matière de lutte contre le dopage.

La Russie devrait être absente des épreuves d'athlétisme des JO-2016 après les révélations d'une commission d'enquête indépendante de l'AMA qui a dénoncé en novembre dernier un système de dopage institutionnalisé dans le pays.

En mai, le Comité international olympique (CIO) a rendu public 55 nouveaux cas de dopage issus de réanalyses d'échantillons prélevés à Pékin en 2008 (32 cas) et à Londres en 2012 (23 cas).

Dans les deux cas, certains des sportifs ciblés étaient/sont susceptibles d'être à Rio.

(AFP)

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