08.09.2018 à 03:29

NicaraguaL'appel à la grève de l'opposition bien suivi

L'opposition nicaraguayenne avait lancé un appel à la grève de 24 heures. Une grève bien suivie, notamment à Managua.

1 / 89
L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)

L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)

Keystone
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)

La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)

Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, 56 opposants ont été remis mardi au CICR. (11 juin 2019)

Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, 56 opposants ont été remis mardi au CICR. (11 juin 2019)

AFP

La capitale nicaraguayenne a été partiellement paralysée vendredi par une grève de 24 heures du secteur privé à l'appel de l'alliance de l'opposition. Celle-ci réclame la libération de centaines de «prisonniers politiques» et la reprise du dialogue avec le gouvernement du président Daniel Ortega.

Les rideaux de la majorité des 20'000 commerces et échoppes du marché oriental, le plus populaire et le plus fréquenté de Managua, sont restés baissés vendredi matin et ses allées étaient quasi désertes, a constaté un journaliste de l'AFP. De même, la majorité des stations-service, des banques et des centres commerciaux de la capitale sont restés fermés. Les écoles privées ont observé aussi le mouvement d'arrêt de travail, de même que les cinémas et les librairies.

En dehors de la capitale, le mot d'ordre de l'opposition a été particulièrement bien suivi dans les départements de León (ouest) et Masaya (sud), où la répression des manifestations des opposants a été la plus dure. Le mouvement a également été bien observé dans le nord du pays et dans le port touristique de San Juan del Sur.

Appel au dialogue

«Le dialogue est l'unique voie» pour sortir de la crise qui secoue le pays, assure l'alliance civique pour la justice et la démocratie, qui regroupe étudiants, entreprises, organisations de la société civile et des syndicats.

Le dialogue sous les auspices de l'Eglise catholique entre le pouvoir et l'opposition est à l'arrêt depuis juin en raison de la répression des manifestations et du refus du gouvernement de discuter de la démocratisation du régime. L'opposition demande notamment d'avancer à 2019 les élections prévues en 2021.

La crise a commencé le 18 avril par des manifestations contre un projet de réforme de la sécurité sociale, aujourd'hui abandonné, qui se sont poursuivies pour demander le départ du président Daniel Ortega. Plus de 320 personnes ont été tuées depuis avril. Au moins 300 personnes sont poursuivies par la justice pour leur participation aux manifestations contre le gouvernement, dont 85 sont accusées de «terrorisme», selon le haut commissariat pour les droits de l'homme de l'ONU.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!