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Buenos AiresL'Argentine prend des mesures pour relancer son économie

La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé que le gouvernement allait ainsi financer la construction de milliers d'autobus et réactiver un programme de soutien du marché immobilier.

Cristina Kirchner annonce des mesures pour relancer l'économie de l'Argentine.

Cristina Kirchner annonce des mesures pour relancer l'économie de l'Argentine.

Keystone

Le gouvernement argentin a adopté jeudi une série de mesures pour relancer l'économie du pays qui traverse une période de récession.

Dans un discours radiotélévisé, Cristina Kirchner a précisé que 2 milliards de pesos (220 millions de francs) seront consacrés à la construction de 3300 nouveaux autobus pour le transport urbain.

Le marché immobilier, très touché par la récession, bénéficiera pour sa part d'un programme de crédits à taux favorables pour la construction et l'achat de logements.

Les jeunes au chômage verront également leur allocation augmentée de 600 à 2000 pesos s'ils acceptent de suivre des programmes de formation professionnelle.

L'économie argentine a particulièrement souffert de la chute des exportations au premier semestre avec une chute de 18% des produits exportés vers le Brésil, de 10% vers les Etats-Unis et de 35% vers le Chili. Seules les exportations vers l'Union européenne ont progressé de 7%.

Pas de retour sur les marchés

L'économie s'est contractée de 0,8% au premier trimestre 2014 après avoir déjà reculé de 0,5% au dernier trimestre 2013. Le taux de chômage a pour sa part progressé de 6,4% au dernier trimestre 2013 à 7,1% au premier trimestre 2014 alors que l'inflation a atteint 15% au premier semestre. Le secteur automobile a été particulièrement touché alors qu'il tirait la croissance économique argentine depuis 2003.

Buenos Aires a été déclarée récemment en défaut de paiement par plusieurs agences de notation après la décision d'un juge américain de bloquer les paiements aux créanciers ayant accepté une forte décote sur leurs titres dans le cadre du règlement d'un précédent défaut survenu en 2001.

Un total de 93% des créanciers avaient accepté un rabais d'environ 70%, alors que 7% ont refusé le marché. Quelques fonds spéculatifs représentant moins d'1% des créances ont porté plainte devant la justice américaine et obtenu gain de cause, bloquant l'ensemble du règlement.

Les perspectives de voir l'Argentine pouvoir de nouveau chercher des financements sur le marché international de la dette s'en trouvent ainsi retardées.

(ats/afp)

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