Rio de Janeiro: L'armée et la police investissent une favela
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Rio de JaneiroL'armée et la police investissent une favela

Des milliers de militaires et policiers sont descendus dans une des plus violentes favelas de Rio pour arrêter des trafiquants de drogue.

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Une nouvelle opération anti-drogue a été déclenchée ce mercredi. Près de 900 militaires sont descendus dans la grande favela Vila Kennedy, à l'ouest de Rio de Janeiro. (7 mars 2018)

Une nouvelle opération anti-drogue a été déclenchée ce mercredi. Près de 900 militaires sont descendus dans la grande favela Vila Kennedy, à l'ouest de Rio de Janeiro. (7 mars 2018)

Keystone
Des soldats procèdent à une fouille dans la favela  de la 'Cité des dieux' à Rio. L'armée sera chargée par le président de ramener l'ordre à Rio . (Vendredi 16 février 2018)

Des soldats procèdent à une fouille dans la favela de la 'Cité des dieux' à Rio. L'armée sera chargée par le président de ramener l'ordre à Rio . (Vendredi 16 février 2018)

AFP
La police s'est révélée incapable de contrôler la situation  à Rio. En juillet 8'500 militaires  ont été envoyé en renfort, sans effet notable à ce jour. (Vendredi 16 février 2018)

La police s'est révélée incapable de contrôler la situation à Rio. En juillet 8'500 militaires ont été envoyé en renfort, sans effet notable à ce jour. (Vendredi 16 février 2018)

Plus de 3000 militaires et policiers brésiliens participaient mercredi à une vaste opération pour tenter de capturer des chefs du trafic de drogue dans la favela de la Cité de Dieu, une des plus violentes de Rio de Janeiro, ont annoncé les autorités.

Dès l'aube, les militaires ont bloqué avec des blindés tous les accès à la Cité de Dieu, y compris l'espace aérien.

Contrairement à d'autres opérations du même type, certains militaires sont aussi entrés à l'intérieur de la favela, dans les ruelles étroites du quartier, aux côtés des policiers, a constaté un photographe de l'AFP.

En milieu de matinée, une porte-parole des services de sécurité de Rio a confirmé à l'AFP que «dix personnes (avaient) été amenées au commissariat pour être identifiées», le site d'informations G1 faisant état de 22 interpellations au total.

Les autorités ont également évoqué la saisie de drogues et d'armes, sans donner plus de précisions.

La porte-parole des services de sécurité a expliqué qu'il s'agissait d'une opération «planifiée depuis plusieurs jours».

Fillette tuée

La semaine dernière, une des principales artères menant à l'aéroport avait été bloquée à plusieurs reprises en raison d'affrontements entre narcotrafiquants et forces de l'ordre dans la Cité de Dieu, favela rendue célèbre par le film éponyme de Fernando Meirelles.

Mardi, trois des principaux axes routiers de Rio ont également été provisoirement fermés à la circulation en raison de manifestations d'habitants d'une favela après la mort d'un adolescent tué par balle par la police.

Quelques heures plus tôt, une petite fille de trois ans avait été tuée dans une autre favela après que la voiture de ses parents a été criblée de balles lors d'une tentative de vol.

Ces drames font partie du quotidien des habitants des favelas, ces quartiers pauvres et souvent insalubres où s'entassent un quart de la population de Rio.

Cette flambée de violence est préoccupante à l'approche du carnaval, qui doit attirer 1,5 million de touristes, brésiliens et étrangers, selon la mairie.

Système de sécurité «en faillite»

Face à l'incapacité de la police à contrôler la situation, qui a dégénéré ces derniers mois, le gouvernement fédéral avait envoyé en juillet 8500 militaires en renfort. Depuis, les opérations des forces de sécurité se sont multipliées dans les favelas.

Mais le ministre de la Défense a reconnu récemment que le système de sécurité en vigueur au Brésil était «en faillite», pointant du doigt notamment l'expansion du crime organisé et les problèmes de corruption à l'intérieur même de la police.

(AFP)

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