19.09.2015 à 06:41

Opération militaireL'armée nigériane libère des otages de Boko Haram

L'armée nigériane est parvenue à déloger des combattants islamistes appartenant à Boko Haram et à libérer 90 personnes détenues par l'organisation terroriste.

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Alors que les militaires nigérians ont affirmé que Boko Haram était vaincu, le chef de la secte islamiste est apparu dans une vidéo se disant déterminé à poursuivre le combat. (Mardi 6 février 2018)

Alors que les militaires nigérians ont affirmé que Boko Haram était vaincu, le chef de la secte islamiste est apparu dans une vidéo se disant déterminé à poursuivre le combat. (Mardi 6 février 2018)

AFP
La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20'000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d'autres et une terrible crise humanitaire dans le nord-est du Nigeria. (Photo d'archives)

La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20'000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d'autres et une terrible crise humanitaire dans le nord-est du Nigeria. (Photo d'archives)

AFP
Boko Haram a enlevé dimanche 37 femmes et tué 9 personnes dans un village situé au nord de Diffa (ici à l'image) dans le  sud-est du Niger. (Mardi 4 juillet 2017)

Boko Haram a enlevé dimanche 37 femmes et tué 9 personnes dans un village situé au nord de Diffa (ici à l'image) dans le sud-est du Niger. (Mardi 4 juillet 2017)

AFP

L'armée nigériane a annoncé avoir libéré 90 personnes, dont des femmes et des enfants, des fers de Boko Haram. Elle a délogé des combattants islamistes de deux villages dans le nord-est du Nigeria.

«Les soldats ont secouru 23 hommes, 33 femmes et 34 enfants des mains des terroristes» dans les villages de Dissa et Balazala dans le district de Gwoza dans l'Etat de Borno jeudi, a indiqué le porte-parole de l'armée, Sani Usman. Boko Haram avait décrété l'an dernier son «califat» régional dans cette ville stratégique de Gwoza, avant qu'elle ne soit reconquise en mars.

Selon le porte-parole militaire, l'école primaire de Gwoza a rouvert ses portes récemment alors que les insurgés de Boko Haram l'avaient fermée. «La réouverture de l'école primaire de Gwoza est une chose importante parce que l'éradication de l'éducation occidentale fait partie des objectifs que s'est fixés Boko Haram dans sa campagne meurtrière de terreur», a ajouté le porte-parole des militaires.

L'armée a promis de mettre en place les mesures adéquates pour assurer la sécurité des élèves et de leurs enseignants. On est sans nouvelles, depuis avril 2014, des plus de 200 lycéennes enlevées dans leur école de la ville de Chibok (nord-est) par les islamistes de Boko Haram.

Islamistes arrêtés

Selon le porte-parole militaire, les soldats ont également intercepté un certain nombre de militants de Boko Haram qui fuyaient la zone des combats déguisés en civils.

Boko Haram, qui cherche à instaurer un Etat islamique dans le nord-est du Nigeria, a tué au moins 150'000 personnes et forcé plus de deux millions de Nigérians à fuir leurs foyers depuis le début de leur combat en 2009. Une force régionale constituée de 8700 soldats du Nigeria, du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Bénin est en cours de déploiement pour arrêter la progression du groupe islamiste.

(ats)

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