Actualisé 29.04.2012 à 16:53

Arme d'ordonnanceL'armée peine à compter ses fusils

L'armée suisse a perdu les données concernant l'équipement à retourner de 27'000 anciens soldats. Elle ne sait pas si l'arme d'ordonnance a été rendue par ces miliciens au terme de leurs obligations.

L'armée ne sait pas si l'arme d'ordonnance des 27'000 anciens soldats a été rendue par ces personnes au terme de leurs obligations.

L'armée ne sait pas si l'arme d'ordonnance des 27'000 anciens soldats a été rendue par ces personnes au terme de leurs obligations.

Keystone

Porte-parole de l'armée, Walter Frik a confirmé cette information à la SonntagsZeitung.

«C'est une catastrophe», estime la conseillère nationale Chantal Galladé (PS/ZH), présidente de la Commission de la politique de sécurité. Pour elle, l'armée ne maîtrise manifestement pas le problème posé par les armes. «On nous a menti durant la campagne électorale sur l'initiative sur les armes».

L'initiative populaire de la gauche intitulée «Pour la protection face à la violence des armes» avait été rejetée par 56,3% des votants en février 2011. Le texte exigeait le dépôt obligatoire des armes militaires à l'arsenal et la création d'un registre national des armes à feu.

Meilleure coordination

Pour corriger le coup, l'armée a demandé à quelque 27'000 anciens soldats de renvoyer leurs livrets de service, a indiqué dimanche sur les ondes de la RTS le porte-parole de l'armée Christoph Brunner. Ce dernier a toutefois nié que l'armée ait perdu trace des données, notamment du lieu où se trouve l'arme de service.

"Nous voulons obtenir les livrets de service de 27'000 soldats licenciés pour être capables de faire la coordination" avec les systèmes cantonaux, a-t-il déclaré dans l'émission "Forum".

Et d'invoquer des problèmes informatiques inhérents aux différents systèmes cantonaux pour expliquer cette demande. "C'est un fait qu'on a pas été capable de coordonner tout ça", a-t-il ajouté, tout en niant avoir perdu traces des données concernant les armes.

"C'est une situation inadmissible que l'armée ignore où sont les armes", a réagi le conseiller national genevois Hugues Hiltpold, tout en reconnaissant que cela ne veut pas dire que 27'000 armes soient perdues. "Il faut améliorer le système actuel, car à la fin il y aura des drames", a ajouté le radical.

(AP)

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