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Accident d'un F/A-18L'armée renonce à transporter des civils

Les Forces aériennes suisses tirent les leçons de l'accident de F/A-18 survenu il y a un mois en France.

L'armée réagit au «crash» d'un F/A-18 qui s'est produit il y a un peu plus d'un mois près de Glamondans, en France.

L'armée réagit au «crash» d'un F/A-18 qui s'est produit il y a un peu plus d'un mois près de Glamondans, en France.

Keystone

L'armée renonce avec effet immédiat et pour une durée indéterminée à transporter des civils dans des avions de combat.

Politiciens, célébrités et autres journalistes ne prendront plus place dans des jets de l'armée. Invités par les Forces aériennes, quatre d'entre eux avaient participé à de tels vols en 2014 et six jusqu'ici cette année, a expliqué jeudi l'armée à l'émission «10vor10» de la télévision publique alémanique SRF, dans un échange de courriels que l'ats a pu consulter.

L'armée réagit au «crash» d'un F/A-18 qui s'est produit il y a un peu plus d'un mois près de Glamondans, dans le département du Doubs, en France voisine, un vol qui s'effectuait certes sans civil à bord. Le pilote avait pu se sauver en s'éjectant, s'était blessé, et avait été hospitalisé. Les causes de l'accident demeurent inexpliquées pour l'instant.

Le Département fédéral de la défense tire également les leçons d'un autre «crash» ayant impliqué un F/A-18, cette fois-ci en octobre 2013 en Suisse centrale, près d'Alpnach (OW). Le pilote et son passager, un médecin de l'Institut de médecine aéronautique, avaient perdu la vie. Une erreur d'appréciation du pilote avait entraîné le drame.

Lors de l'instruction militaire, le juge avait déjà recommandé de limiter les vols en compagnie de civils. Il proposait de réfléchir à la possibilité de n'en opérer que par beau temps et météo favorable.

(ats)

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