Attentats: L'armée thaïlandaise détient 15 suspects

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AttentatsL'armée thaïlandaise détient 15 suspects

Une série d'explosions avait touché le pays, les 11 et 12 août. Les chefs d'accusation n'ont pas été précisés.

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La sécurité a été renforcée dans les deux aéroports de Bangkok après que la police ait découvert qu'un groupe non identifié avait planifié des attaques dans la capitale thaïlandaise entre les 25 et 30 octobre. (11 octobre 2016)

La sécurité a été renforcée dans les deux aéroports de Bangkok après que la police ait découvert qu'un groupe non identifié avait planifié des attaques dans la capitale thaïlandaise entre les 25 et 30 octobre. (11 octobre 2016)

AFP
Une nouvelle explosion a eu lieu près d'un hôtel dans la station balnéaire de Pattani. (Mardi 23 août 2016, image d'archive)

Une nouvelle explosion a eu lieu près d'un hôtel dans la station balnéaire de Pattani. (Mardi 23 août 2016, image d'archive)

Keystone
La police thaïlandaise disculpe finalement les 15 suspects arrêtés par l'armée, contredisant ainsi cet organe de l'Etat. (vendredi 19 août 2016)

La police thaïlandaise disculpe finalement les 15 suspects arrêtés par l'armée, contredisant ainsi cet organe de l'Etat. (vendredi 19 août 2016)

AFP

L'armée thaïlandaise a annoncé jeudi détenir 15 suspects dans le cadre de l'enquête sur la série de récents attentats meurtriers dans des stations balnéaires du pays. «Les autorités ont arrêté 17 suspects, dont deux ont été libérés», a déclaré le colonel Burin Tongprapai, représentant de la junte militaire au pouvoir.

Il n'a pas précisé les chefs d'accusation pesant sur ces suspects, pas plus que le nombre de jours qu'a duré leur détention, dans un pays où l'armée a le droit de garder des suspects jusqu'à sept jours. Elle doit ensuite passer le relais à la police.

Dans le cas présent, les suspects, détenus sur une base militaire de Bangkok, doivent être présentés à la police vendredi, d'où la révélation de ces détentions, secrètes jusqu'ici.

Quatre morts

Les 11 et 12 août, onze bombes ont explosé à travers le sud de la Thaïlande, notamment dans deux stations balnéaires très touristiques, faisant quatre morts. Parmi les blessés, dix étaient des touristes étrangers.

Une semaine après les attentats, aucun détail n'a filtré sur l'enquête et aucune revendication n'a été faite.

La police, aux méthodes très controversées, se refuse à privilégier la moindre piste. Les autorités ont pointé du doigt la piste d'un «sabotage local» et exclu celle du terrorisme international.

Vengeance

Les experts évoquent une possible vengeance de l'opposition politique (dans un climat de forte répression des libertés depuis le coup d'Etat de 2014) ou une possible attaque sans précédent des séparatistes musulmans de l'extrême sud du pays.

L'opposition politique, incarnée par le mouvement des Chemises rouges soutenant l'ex-Première ministre Yingluck Shinawatra, a rejeté toute responsabilité dans ces attaques.

Le fait que, depuis le coup d'Etat de mai 2014, des détenus puissent rester aux mains des militaires pendant sept jours, sans avocat, est très critiqué par les groupes de défense des droits de l'Homme. Ce droit laissé à l'armée a notamment été utilisé par les militaires pour détenir des opposants.

(AFP)

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