Actualisé

Diplomatie«L'arsenal chimique syrien sera sous contrôle international»

Le président syrien Bachar al-Assad a confirmé jeudi que la Syrie allait placer sous contrôle international ses armes chimiques. Et cela au moment où s'ouvrent à Genève des discussions cruciales sur cette question entre la Russie et les États-Unis.

1 / 111
Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)

Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)

AFP
Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)

Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)

AFP
Une chute d'obus a causé la mort d'une fillette et blessé 11 personnes à Damas. (12 octobre 2013)

Une chute d'obus a causé la mort d'une fillette et blessé 11 personnes à Damas. (12 octobre 2013)

Reuters

«La Syrie place ses armes chimiques sous contrôle international à cause de la Russie», a-t-il déclaré dans des propos traduits en russe dans des extraits d'une interview à la chaîne publique Rossia 24.

Mais il a affirmé que cette décision n'avait pas été motivée par les menaces de frappes américaines. «Les menaces des Etats-Unis n'ont pas influé sur la décision de mettre sous contrôle les armes chimiques», a-t-il ajouté.

Un plan qui doit être discuté

Il a indiqué que Damas allait envoyer des documents à l'ONU pour un accord sur la mise sous contrôle international de ces armes. La Russie a dit que la Syrie devrait adhérer à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques selon un plan qui doit être discuté plus tard dans la journée par les chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et américain John Kerry, à Genève.

Rossia 24 n'a pas donné plus de détail sur le contenu de cette interview, se contentant d'indiquer qu'elle serait diffusée «prochainement».

Près de huit millions de Syriens ont besoin d'aide

Par ailleurs, la commissaire européenne à l'aide humanitaire Kristalina Georgieva a lancé, jeudi à Genève, un appel au Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il condamne les violations du droit international humanitaire en Syrie. Il faut absolument que l'accès aux victimes s'améliore.

Près de huit millions de Syriens ont besoin d'aide, dont cinq millions de déplacés à l'intérieur du pays, a affirmé à la presse la commissaire européenne. «Il est urgent que les organisations humanitaires aient un meilleur accès aux victimes», a-t-elle dit.

Si les victimes du conflit ne reçoivent pas d'aide à l'intérieur de la Syrie, elles seront contraintes de fuir, et le nombre de réfugiés va encore augmenter, a-t-elle averti.

Dangereux précédent

«Depuis le début de la crise, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a jamais condamné les violations du droit humanitaire par les deux camps en Syrie», a déploré Kristalina Georgieva. «Si nous fermons les yeux, c'est un dangereux précédent. Nous envoyons un mauvais signal non seulement aux Syriens, mais aussi pour les autres situations de conflit», a-t-elle souligné.

«Il est crucial que le Conseil de sécurité adopte une résolution pour condamner les violations du droit humanitaire et exiger un meilleur accès dans les zones contestées», a insisté la commissaire. Elle a précisé que l'Union européenne a déjà mobilisé deux milliards de dollars pour répondre à la crise syrienne.

(AFP)

Votre opinion