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Réseau routierL'ATE veut donner la priorité aux projets d'agglomération

L'Association transports et environnement (ATE) n'a pas d'objection de principe contre le Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA).

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

L'Association transports et environnement (ATE) veut toutefois donner la priorité au trafic d'agglomération (FORTA) plutôt qu'aux routes nationales et soutient une hausse de l'essence de 15 centimes par litre.

Pour l'ATE, l'introduction du FORTA ne s'impose pas, ont déclaré ses responsables jeudi à Berne devant la presse. L'organisation écologiste se dit cependant favorable à un financement de l'infrastructure comparable à celui du rail.

La forme concrète du fonds est pour l'ATE le facteur déterminant. Dans le cadre de la procédure de consultation sur la loi FORTA - en cours jusqu'au 20 juin-, elle exige du Conseil fédéral une meilleure adaptation du financement de l'extension, de l'entretien et de l'exploitation des infrastructures routières aux objectifs de la politique climatique et énergétique.

Pour ce qui est des recettes, l'ATE soutient une majoration de 15 centimes par litre de la surtaxe sur les huiles minérales. En même temps, elle s'oppose à une attribution partielle ou intégrale au FORTA des recettes de l'impôt sur les véhicules automobiles, puisque celui-ci n'est pas dépendant de la consommation. Pour la même raison, l'ATE s«oppose à un impôt forfaitaire pour les véhicules à traction alternative et se prononce en faveur d'une imposition dépendant de la consommation de cette catégorie.

Projets d'agglomération

Le fait que le FORTA continuera d'assurer à l«avenir le financement des projets d'agglomération est considéré par l'ATE comme un point positif. Pour des raisons de politique environnementale et des transports, ces programmes sont plus urgents que l'extension du réseau des routes nationales.

En fixant de mauvaises priorités, il se pourrait toutefois qu'au final, les moyens viennent à manquer pour résoudre les problèmes du trafic dans les villes et les agglomérations. C«est pourquoi l'ATE propose de garantir par la loi une somme minimum de 400 millions de francs par année destinée aux projets d'agglomération.

Enfin, l'ATE recommande de procéder à un audit sur l'état du réseau à l'image de ce qui a été fait pour le réseau ferroviaire. Cet audit devrait fournir des définitions plus précises en matière d'entretien, d'assainissement et d'extension.

(ats)

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