France: L'attaque du Louvre est à «caractère terroriste»

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FranceL'attaque du Louvre est à «caractère terroriste»

Un homme a attaqué une patrouille militaire à l'arme blanche au cri d'«Allah Akbar» vendredi près du musée du Louvre à Paris avant d'être grièvement blessé par le tir d'un soldat.

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Le suspect de l'attaque au musée du Louvre a affirmé être Abdallah El-Hamahmy, un Egyptien de 29 ans (Mardi 7 février 2017).

Le suspect de l'attaque au musée du Louvre a affirmé être Abdallah El-Hamahmy, un Egyptien de 29 ans (Mardi 7 février 2017).

AFP
L'auteur de l'attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre à Paris, qui serait un Egyptien de 29 ans, n'a pas voulu parler aux enquêteurs ce dimanche. (5 février 2017)

L'auteur de l'attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre à Paris, qui serait un Egyptien de 29 ans, n'a pas voulu parler aux enquêteurs ce dimanche. (5 février 2017)

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Le père du suspect de l'attaque du Louvre considère son fils comme innocent. (Samedi 4 février 2017)

Le père du suspect de l'attaque du Louvre considère son fils comme innocent. (Samedi 4 février 2017)

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Un homme a attaqué une patrouille militaire à l'arme blanche au cri d'«Allah Akbar» vendredi près du musée du Louvre à Paris avant d'être grièvement blessé par le tir d'un soldat, une agression à «caractère terroriste» selon le Premier ministre français.

L'attaque s'est produite à 09H00 GMT à l'entrée de la très touristique galerie du Carrousel du Louvre donnant accès au musée le plus fréquenté du monde. Un militaire a été légèrement touché au cuir chevelu tandis que l'assaillant a été grièvement blessé au ventre.

L'assaillant, «armé d'au moins une machette, et peut-être d'une deuxième arme s'est précipité» sur la patrouille de quatre hommes, a proféré des menaces et crié «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand, en arabe). L'un des militaires a tiré «cinq balles» et atteint au ventre l'assaillant, a déclaré le préfet de police de Paris, Michel Cadot. A la mi-journée, il était au bloc opératoire, son pronostic vital engagé, selon une source proche de l'enquête.

Selon une source militaire, l'un des soldats avait d'abord tenté de maîtriser l'agresseur, en vain. Un autre militaire a alors ouvert le feu.

Cette agression au coeur de Paris s'est produite «visiblement dans le cadre d'une tentative d'attaque à caractère terroriste», a affirmé le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, même si l'identité et les motivations de l'auteur restent à déterminer. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête.

«On a vu les clients dans la salle qui couraient, on a su tout de suite que c'était quelque chose de sérieux. On a couru, on est sorti dehors. On a pensé à notre vie, on a vu la mort arriver avec tout ce qui se passe en ce moment, on a eu vraiment, vraiment peur», a témoigné auprès de l'AFP une employée d'un restaurant dans la galerie du Louvre.

238 morts depuis 2015

Les deux sacs à dos que l'agresseur portait ne contenait pas d'explosifs, selon le préfet. La France a été frappée en 2015 et 2016 par une série d'attentats djihadistes , parfois de masse, qui ont fait 238 morts et des centaines de blessés. Plusieurs de ces attaques ont visé des militaires ou des policiers.

Conséquence directe, le tourisme a fortement diminué en 2016 dans le pays et en particulier à Paris. L'agression au Louvre survient le jour même où la ville lance dans la soirée sa campagne pour l'élection de la ville hôte des Jeux-2024, avec la Tour Eiffel illuminée en toile de fond.

«Triste et choquant»

Un millier de personnes, dont quelque 250 personnes dans le musée au moment de l'attaque, ont été confinées pendant plusieurs heures avant de pouvoir sortir. «J'étais dans les escaliers quand j'ai entendu des coups de feu. C'était bizarre, personne ne savait quoi faire, j'ai vu des gens courir, tout le monde était paniqué», raconte Svetlana, une architecte travaillant dans la galerie, qui s'est cachée dans un vestiaire après avoir entendu les coups de feu.

Un périmètre de sécurité a été établi, de nombreux policiers vêtus de gilet pare-balles interdisant les accès à la zone, a constaté une journaliste de l'AFP. Les candidats à la présidentielle d'avril-mai ont réagi à cette attaque avec un hommage unanime aux forces de sécurité et le président socialiste François Hollande a salué «le courage et la détermination» des militaires. Quelque 3500 soldats patrouillent quotidiennement dans la capitale et ses environs.

La France est placée sous le régime exceptionnel de l'état d'urgence depuis les attentats de novembre 2015 (130 morts) à Paris. Le pays vit dans la crainte de nouvelles attaques en dépit d'un dispositif sécuritaire drastiquement renforcé.

Le groupe djihadiste, Etat islamique, qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, menace régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays. L'EI a appelé en outre à frapper les «mécréants» partout où cela est possible.

Parmi les attaques les plus meurtrières de 2015 et 2016 en France, un Tunisien avait foncé le 14 juillet dans une foule rassemblée sur la promenades des Anglais à Nice (sud-est), faisant 86 morts. le 13 novembre 2015, une série d'attaques djihadistes avait fait 130 morts dont 90 dans une salle de concert à Paris.

(AFP)

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