Réseaux sociaux: L'Australie s'attaque aux djihadistes
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Réseaux sociauxL'Australie s'attaque aux djihadistes

L'Australie veut en faire plus pour lutter contre l'utilisation des réseaux sociaux par les djihadistes comme outil de recrutement.

Tony Abbott: «La défense vraiment efficace contre ce terrorisme est de persuader les gens qu'il est inutile.»

Tony Abbott: «La défense vraiment efficace contre ce terrorisme est de persuader les gens qu'il est inutile.»

Keystone

Le premier ministre australien Tony Abbott a estimé - lors d'une réunion de représentants des pays de l'Asie-Pacifique et de géants de l'internet - qu'il était crucial de trouver des solutions pour vaincre l'idéologie des mouvements extrémistes.

Les djihadistes ont attiré en Syrie et en Irak des milliers de combattants étrangers via les réseaux sociaux, comme Google, Facebook et Twitter.

«Vous ne pouvez pas négocier avec une entité comme ça, vous ne pouvez que la combattre», a-t-il dit du groupe EI, ajoutant que «ce n'est pas un terrorisme localisé mais un terrorisme aux visées mondiales». «La défense vraiment efficace contre ce terrorisme est de persuader les gens qu'il est inutile», a déclaré Tony Abbott.

Cette conférence de deux jours s'est ouverte à Sydney alors que Barack Obama vient d'autoriser le déploiement de 450 soldats américains supplémentaires - portant leur nombre total à 3550 - pour accélérer la formation des troupes irakiennes engagées dans la lutte contre l'EI.

Lutte contre la propagande

En février, lors d'une réunion régionale sur ce thème à Washington, le président américain avait demandé aux pays présents de s'attaquer aux causes profondes du recrutement de combattants étrangers. A l'époque, aucune mesure concrète n'avait été cependant définie.

La collaboration avec les réseaux sociaux et la société civile ainsi que la lutte contre la propagande figurent parmi les thèmes au programme du sommet australien.

«Les terroristes exploitent les réseaux sociaux pour développer leur marque et inonder leurs cibles d'une propagande qui projette des conflits locaux sur une assistance mondiale, attirant des combattants étrangers de chaque coin de la planète», a déclaré le ministre australien de la Justice George Brandis.

Il avait salué auparavant sur la chaîne télévisée Channel Nine la présence à la réunion de Google, Facebook et Twitter, qui se montrent «très coopératifs avec les gouvernements tentant de protéger leur population des réseaux sociaux comme outil de recrutement».

Nombreuses tactiques

Julie Bishop, ministre des Affaires étrangères, a indiqué que les familles, les amis et les mères des personnes susceptibles de se radicaliser devaient être capables de lutter contre les techniques de recrutement des islamistes.

L'EI «use de bon nombre de tactiques semblables à celles des prédateurs sexuels en ligne, intimant à leurs cibles ne pas révéler leurs discussions ou leur changement de croyance à leurs parents ou amis», a-t-elle déclaré. «Ceux qui partagent la même histoire, la même foi et la même situation socio-économique sont mieux placés pour comprendre leurs motivations et leur expliquer qu'elles sont en train d'être manipulées».

L'Australie a relevé en septembre son niveau de menace terroriste et a depuis mené une série de raids antiterroristes.

(AFP)

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