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EuropeL'Autorité bancaire va se prononcer sur les bonus

L'Autorité bancaire européenne (ABE) a annoncé mercredi qu'elle mènerait deux consultations afin de se prononcer sur l'étendue de l'application du plafonnement des primes des banquiers.

Le plafonnement européen des bonus s'inscrit dans la lignée d'une série de normes de prudence, dites de Bâle III.

Le plafonnement européen des bonus s'inscrit dans la lignée d'une série de normes de prudence, dites de Bâle III.

Keystone

Le plafonnement des primes, au niveau du salaire fixe, doit prendre effet en 2014, même si ses conséquences tangibles sur les fiches de paye attendront l'année suivante. La prime pourra en outre s'élever jusqu'au double du salaire sous réserve de l'accord des actionnaires.

L'ABE va mener une première consultation pour définir précisément au niveau communautaire la notion de «prise de risque», qui servira à déterminer à qui s'applique le plafonnement et qui n'est actuellement pas la même pour les différents régulateurs nationaux.

Calmer l'opinion publique

«La définition actuelle de la prise de risque au Royaume-Uni est assez vaste et ne concerne pas seulement les traders et les cadres supérieurs, mais aussi le personnel de niveau inférieur comme les non-traders», a expliqué un banquier qui s'exprimait sous le sceau d'anonymat, précisant que la notion était encore plus large en France et en Allemagne.

L'ABE doit en outre mener une deuxième consultation pour adresser aux régulateurs nationaux une feuille de route consacrée à la manière d'aborder les primes versées autrement qu'en numéraire, en obligations et en options sur actions par exemple.

La nouvelle législation européenne, adoptée à l'unanimité des pays membres à l'exception notable du Royaume-Uni, a pour but de répondre à la colère d'une part de l'opinion publique face au montant élevé de certaines primes, en particulier au sein de banques qui ont été renflouées par de l'argent public.

Barclays mise en cause

Un rapport commandé par Barclays a conclu mercredi que la banque devait maîtriser les salaires qu'elle verse à ses principaux dirigeants si elle voulait redorer son image, abîmée par sa condamnation à une amende de 450 millions de dollars pour son rôle dans le scandale de la manipulation du taux interbancaire Libor.

Le plafonnement européen des bonus s'inscrit dans la lignée d'une série de normes de prudence, dites de Bâle III, qui obligent les banques à constituer pratiquement trois fois plus de fonds propres et à constituer en outre des matelas de fonds propres supplémentaires pour couvrir les risques d'impayés.

(Reuters)

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