Asile: L'Autriche veut sanctionner les migrants menteurs
Publié

AsileL'Autriche veut sanctionner les migrants menteurs

Une amende de 5000 euros ou trois semaines de prison pourrait punir tout demandeur d'asile qui dissimulerait son identité.

Les migrants qui resteront clandestinement en Autriche s'exposeront à des amendes comprises entre 5000 et 15'000 euros ou à six semaines de prison.

Les migrants qui resteront clandestinement en Autriche s'exposeront à des amendes comprises entre 5000 et 15'000 euros ou à six semaines de prison.

Keystone

L'Autriche prévoit d'infliger des amendes ou des peines de prison aux demandeurs d'asile qui mentent aux autorités, a annoncé mardi le gouvernement. Ce dernier cherche à décourager les réfugiés et migrants de s'installer sur son territoire.

Un projet de loi élaboré par le gouvernement prévoit ainsi de punir de 5000 euros d'amende ou trois semaines de prison tout demandeur d'asile qui dissimulerait son identité, par exemple en prétendant être Syrien pour avoir plus de chance de voir son dossier accepté.

Les migrants qui resteront clandestinement en Autriche après avoir reçu l'ordre d'en quitter le territoire s'exposeront de leur côté à des amendes comprises entre 5000 et 15'000 euros ou à six semaines de prison, a ajouté le Parti populaire autrichien (ÖVP, conservateur). Ce dernier forme la coalition gouvernementale avec les sociaux-démocrates.

«Ces mesures envoient très certainement un signal», a déclaré le secrétaire d'Etat chargé des Sciences, de la Recherche et de l'Economie à la question de savoir si la nouvelle loi était destinée à faire peur aux migrants. «Quel genre d'état de droit aurions-nous si nous disions que nous ne sanctionnons pas de tels actes?», a demandé Harald Mahrer, qui est membre de l'ÖVP.

Projet critiqué

Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par le Parlement, a d'ores et déjà été critiqué par les Verts, l'ancien parti du président de la République Alexander Van der Bellen, sorti vainqueur dimanche d'un duel contre le candidat d'extrême droite Norbert Hofer.

La parlementaire verte Alev Korun a appelé à un partage du coût de l'hébergement des réfugiés entre les Etats membres de l'Union européenne. «De cette manière, on pourra mettre fin à la compétition nationaliste où l'on joue à celui qui fait le plus peur aux demandeurs d'asile», a plaidé l'élue d'origine turque.

(ats)

Votre opinion