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BasketballL'avenir de Nyon en question

Au terme de la saison, les dirigeants nyonnais procéderont à une réflexion: stop ou encore en LNA?

par
Jacques Wullschleger
Nyon
Pour Justin Rutty et les Nyonnais (en blanc), les temps sont durs.

Pour Justin Rutty et les Nyonnais (en blanc), les temps sont durs.

Keystone/Salvatore Di Nolfi

Nyon, rapport à son classement, vit dans une zone difficile où il faut serrer perpétuellement les fesses et les dents. Mais suite au retrait de Vacallo, il n’y aura pas de relégation en LNB. Un soulagement? «Non, le mot est trop fort puisque notre but est encore et toujours de participer aux play-off», répond Barbara Pythoud-McAllister, présidente de l’équipe du Rocher depuis trois saisons.

Avec un budget de 300'000 francs pour la première équipe (450'000 avec le mouvement juniors), Nyon ne peut décemment pas régater au contact des meilleurs. Sa vie se déroule autrement et différemment, le regard dirigé continuellement vers le bas. «Les résultats intéressent puis amènent des sponsors. Sinon, ça devient compliqué, ajoute la dirgeante. On vit une saison après l’autre. Au terme de chacune d’elle, on (re)voit nos partenaires pour discuter.»

Et si Nyon terminait 9e, en avril? «Une réflexion aura lieu. Il s’agira de savoir s’il y a un intérêt à continuer en LNA.» Ce tour de table et de pensées se fera dans tous les cas, même si la position finale est un tantinet meilleure. «On réfléchira avec la même lucidité et un bon sens équivalent, surtout si d’aventure on a moins de moyens et de sponsors.»

La vision des dirigeants de la LN? Avoir un championnat formé de 10 équipes; voire de 12 en cas de période de vaches grasses. «Moi, poursuit Barbara Pythoud-McAllister, je suis partisane pour qu’il n’y en ait que 8 avec des moyens et des infrastructures, incitant le public à venir en nombre. Ainsi, la LNA serait de qualité et très intense. Aujourd’hui, des clubs n’arrivent pas à suivre. A la Ligue, chacun connaît ma position. A un moment donné, il faut savoir se remettre en question.» Au Rocher, c’est ce à quoi vont s’astreindre les dirigeants. En se retirant, l’alerte tournant alors au rouge, la LNA perdrait encore un compagnon et serait composée alors de 8 formations puisque aucune équipe de LNB ne souhaite monter.

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