26.09.2015 à 11:52

FootballL'avenir de Wolfsburg menacé par le scandale Volskwagen

Wolfsburg va-t-il devoir renoncer aux premiers rôles en Bundesliga? Le scandale des moteurs truqués chez Volkswagen fait craindre que le géant automobile réduise ses investissements dans son club vitrine.

Quel sera l'avenir de l'équipe de Wolfsburg?

Quel sera l'avenir de l'équipe de Wolfsburg?

Keystone

Les joueurs suisses Diego Benaglio, Timm Klose, Ricardo et Francisco Rodriguez vivent des heures difficiles avec leur club. Non pas que la situation au classement soit catastrophique, au contraire (Wolfsburg est 4e de Bundesliga).

Mais le destin des «Loups» de Wolfsburg est étroitement lié à celui du constructeur Volkswagen, en plein scandale de moteurs truqués. Cette ville du nord de l'Allemagne est entièrement construite autour du siège de Volkswagen, propriétaire du club à 100% et sponsor principal depuis les années 50.

Plus de 100 millions de francs

Le groupe cultive le secret autour de ses investissements. Mais la presse estime qu'il injecte environ 100 millions d'euros (près de 110 millions de francs) chaque année dans le club pour que les verts et blancs brillent en Bundesliga avec son logo VW sur la poitrine.

Une manne financière qui tenait surtout à la passion d'un homme: Martin Winterkorn, dont l'arrivée aux commandes de Volkswagen en 2007 a fait augmenter les dépenses sportives. L'ancien patron a joué gardien en amateur dans ses jeunes années et assistait régulièrement aux matches du club, écharpe de supporteur au cou.

Précipitée par le scandale des moteurs truqués, sa démission sonne comme une menace. D'autant que Volkswagen encourt de lourdes amendes et a déjà bloqué 6,5 milliards d'euros pour faire face aux conséquences judiciaires d'un scandale devenu mondial.

Lourde défaite face au Bayern

Coïncidence ou stress, les loups ont d'ailleurs été battus 5-1 par le Bayern de Munich, à la veille du départ de Winterkorn.

Son successeur à la tête de Volkswagen nommé vendredi, l'ex-patron de Porsche Matthias Müller, a certes un temps rêvé d'une carrière professionnelle dans le foot, mais il est "plus connu pour son affinité avec les sports automobiles", estime Christoph Breuer, économiste du sport à l'Université de Cologne.

Si le groupe investit dans le club, ce n'est pas non plus pour vendre plus de voitures - il n'avait jusqu'à cette semaine pas besoin de cela - mais "pour rendre Wolfsburg plus attractive" auprès de ses employés et les convaincre de travailler dans cette ville de 124'000 habitants sans grand attrait ni offre culturelle, explique M. Breuer.

Selon l'expert, "Wolfsburg ne va pas disparaître de la carte du football mais il pourrait ne plus être capable de prétendre qu'au milieu de tableau" de la Bundesliga.

(SI)

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