Europa League: L'aventure continue pour le FC Sion

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Europa LeagueL'aventure continue pour le FC Sion

Pour la 2e fois de leur histoire, les Valaisans seront toujours en lice sur la scène européenne lors de la nouvelle année. Ils ont obtenu le match nul (0-0) qualificatif face à Liverpool.

Le président Constantin et les joueurs du FC Sion manifestent leur joie à la fin du match.

Le président Constantin et les joueurs du FC Sion manifestent leur joie à la fin du match.

Keystone

A Tourbillon, la formation de Didier Tholot a obtenu le point dont elle avait besoin face à Liverpool pour passer l'hiver au chaud. Ce 0-0, sans doute le plus beau de son histoire, lui ouvre les portes des seizièmes de finale de l'Europa League. En cas de défaite, la qualification aurait tout de même été acquise puisque Rubin Kazan ne s'est pas imposé à Bordeaux (2-2). Mais les Sédunois ignoraient tout du score en Gironde. Cette qualification, ils ne la doivent donc qu'à eux-mêmes.

Il serait vain de s'attarder sur les performances individuelles à l'heure des éloges. Tous, les joueurs et le staff, méritent la reconnaissance éternelle de Christian Constantin. Comme l'avait annoncé le président, les Sédunois ont été à la hauteur de l'événement. Dans une rencontre où ils ont passé l'essentiel de leur temps à défendre, mais sans toutefois concéder une seule véritable occasion nette, l'esprit de corps qu'ils ont témoigné fut magnifique.

Le président a promis de leur donner tous les moyens pour briller encore l'an prochain en Ligue Europa. Sa première «mission» sera de tout faire pour garder deux anciens pensionnaires de son centre de formation, Léo Lacroix et Edimilson Fernandes. Deux joueurs qui ont dû taper dans l'oeil des recruteurs des clubs anglais. Deux joueurs qui auront encore un rôle déterminant à tenir ce dimanche à l'occasion du quart de finale de la Coupe de Suisse contre le FC Bâle.

Ne pas se jeter dans la gueule du loup

Avec la titularisation de Vincent Rüfli en ligne médiane, Didier Tholot avait «collé» au discours tenu la veille: le FC Sion n'allait pas se jeter dans la gueule du loup. Cette retenue était légitime: le Liverpool de Jürgen Klopp n'avait rien à voir avec celui de Brendan Rodgers lors du match aller du 1er octobre. Même si l'entraîneur allemand n'a pas aligné à Tourbillon son meilleur onze, le jeu présenté par les Reds ne laissait pas d'autre alternative au FC Sion que de bien défendre.

Rassurés par la rigueur témoignée par le duo Lacroix-Ziegler dans l'axe central, les Sédunois l'ont très bien fait en première période. Liverpool a créé trois situations chaudes devant la cage de Vanins sans toutefois se ménager une véritable occasion. Les trois fois, Origi a manqué, en effet, de précision dans le dernier geste. Comme au match aller...

Malgré deux ou trois éclairs d'un Edimilson Fernandes dont la qualité première est de se retrouver tout de suite face au but après son premier contrôle, les Valaisans n'ont jamais réellement inquiété Mignolet au cours de cette première mi-temps sans doute un peu trop fermée mais jamais inintéressante. A la pointe de l'attaque, Ebenezer Assifuah, le buteur d'Anfield Road, n'a pas démérité. Il a toutefois souffert de son relatif isolement et a presque été trahi par un excès de «générosité» dans les contacts. Averti pour une faute sur Can à la 34e, le Ghanéen n'est pas passé loin du rouge sur une intervention sur Smith. L'hésitation de l'arbitre grec Koukoulakis au moment de trancher fut, en effet, perceptible depuis les tribunes.

Tourbillon n'avait jamais chanté aussi fort.

A la reprise, l'emprise de Liverpool était toujours aussi «pesante». Mais les Reds ne parvenaient pas vraiment à trouver les décalages dans les trente derniers mètres qui auraient dû leur permettre de concrétiser leur supériorité. A l'heure de jeu, Jürgen Klopp, parfaitement conscient de ce manque de tranchant, lançait dans la bataille le «joyau» Coutinho. Au même instant à Bordeaux, Kazan se retrouvait mené 2-1 contre toute attente. Le public avait eu, lui, connaissance de l'heureuse nouvelle. Toubillon pouvait alors chanter plus fort. Encore plus à la 70e lorsque Vanins s'interposait devant Origi pour une fois libre de tout marquage.

Bâle gagne 1-0 en Pologne contre Lech Poznan

Par ailleurs, déjà qualifié, le FC Bâle a conclu la phase de poules (groupe I) de l'Europa League sur un nouveau succès.

Le FCB a marqué à la 50e par Boëtius, qui a profité d'un excellent travail préparatoire de Xhaka sur le flanc droit pour inscrire - enfin - son premier but depuis son arrivée cet été. Cette action a été l'une des rares occasions de vibrer un peu.

Sans enjeu, ce match n'a, comme on pouvait le craindre, pas atteint des sommets, tant s'en faut. Bâle a quand même fait ce qu'il fallait pour empocher les trois points, ainsi que la prime qui va avec. Ce succès n'est pas anecdotique dans l'optique de l'indice UEFA des clubs suisses.

Déjà handicapé par plusieurs blessures, le FCB a perdu Germano Vailati. Le Tessinois s'est blessé à une cuisse en glissant au moment de dégager un ballon en fin de première mi-temps. Il a été remplacé par Mirko Salvi (21 ans). On ne sait pas si Vailati sera remis pour le quart de finale de Coupe de Suisse dimanche à Sion, alors que le numéro un, Tomas Vaclik, est out jusqu'au terme de l'année.

Pour sa première, Salvi n'a donc pas encaissé de but. Il a sauvé devant Hämäläinen (75e) et a eu de la chance sur un coup franc de Jevtic renvoyé par la barre (64e).

(si)

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