Actualisé 08.03.2016 à 02:58

Contrôle positifL'avocat de Sharapova défend sa cliente

John Haggerty a répété que la joueuse s'est trouvée dans une situation irrégulière pendant «25 jours» seulement.

La Russe aux cinq titres du Grand Chelem a révélé que la Fédération internationale de tennis lui avait notifié le 2 mars qu'un de ces échantillons prélevés le 26 janvier à Melbourne était positif.

La Russe aux cinq titres du Grand Chelem a révélé que la Fédération internationale de tennis lui avait notifié le 2 mars qu'un de ces échantillons prélevés le 26 janvier à Melbourne était positif.

Sports Illustrated

Alors que ses fans redoutaient qu'elle annonce la fin de sa carrière, la Russe Maria Sharapova a révélé lors d'une conférence de presse lundi soir qu'elle avait fait l'objet d'un contrôle antidopage positif à l'Open d'Australie. La substance en cause est le meldonium, apparu en janvier 2016 sur la liste des produits interdits.

Peu après la prise de parole de l'ancienne N.1 mondiale à Los Angeles, son avocat John Haggerty a clarifié la situation auprès des journalistes de Sports Illustrated.

«Nous essayons d'avoir une conversation franche avec la Fédération Internationale de Tennis parce que nous pensons qu'il y a une liste de circonstances atténuantes qui, une fois prises en considération, réduiraient considérablement les potentielles sanctions qu'ils pourraient vouloir imposer à Maria» explique-t-il.

«25 jours»

«Ma cliente estime qu'en tant qu'athlète professionnelle, il lui revient de connaître toutes les substances qu'elle ingère, elle n'a aucun problème avec ce principe et a pendant toute sa carrière respecté ce principe (...) C'est seulement pendant ces 25 jours en janvier qu'elle avait dans son corps une substance qui était interdite.»

«Je veux que les gens sachent qu'elle a pris cette substance pendant 10 ans, elle lui a été recommandée par son médecin après une batterie de tests pour déterminer à quoi était dû le fait qu'elle tombait malade régulièrement. (...) Malheureusement, quand ils (ndlr: l'Agence Mondiale Antidopage, AMA) l'ont ajouté à la liste des produits interdits, elle ne s'en est pas aperçue. Donc pendant 25 jours sur sa longue carrière, elle n'était pas en conformité avec les règlements de l'AMA.»

Ce n'est pas la première fois qu'un sportif de haut niveau est contrôlé positif après avoir utilisé ce médicament, mais «il s'agit du premier cas où la personne, comme Maria, a dit "oui, je l'ai pris, allons droit au but" de cette façon. Cela montre la force de son intégrité en tant qu'être humain» conclut-il.

La Fédération internationale de tennis a annoncé dans la soirée que la Russie de 28 ans serait «suspendue à titre provisoire à partir du 12 mars en attendant le déroulement de la procédure.»

Une substance controversée

Le médicament en question, le meldonium ou mildronate, a été prescrit à Sharapova en 2006 pour «traiter des problèmes de santé récurrents, un déficit en magnésium, une arythmie cardiaque et des cas de diabète dans (sa) famille».

Principalement utilisé dans la prévention des infarctus, il est classé parmi les hormones et modulateurs métaboliques (groupe S4) depuis le 1er janvier 2016.

Le meldonium, mis au point dans les années 1970 dans l'ex-URSS, agite depuis plusieurs semaines les autorités antidopage: la Suédoise Abeba Aregawi, championne du monde 2013 du 1500 m (athlétisme), la Russe Ekaterina Bobrova (patinage artistique), la biathlète ukrainienne Olga Abramova, le coureur de la formation cycliste russe Katusha Edouard Vorganov ont tous été contrôlé positifs à cette substance.

(che)

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