Attaque de San Bernardino: L'école coranique de la tireuse condamne les faits
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Attaque de San BernardinoL'école coranique de la tireuse condamne les faits

L'établissement que Tashfeen Malik avait suivi durant un an a estimé qu'il n'y avait «pas de place pour ce type d'action au nom de l'islam».

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Enrique Marquez, l'ami du tireur de San Bernardino, a accepté de plaider coupable de conspiration dans le but de commettre un attentat et de soutien matériel à des terroristes. (Mardi 14 février 2017)

Enrique Marquez, l'ami du tireur de San Bernardino, a accepté de plaider coupable de conspiration dans le but de commettre un attentat et de soutien matériel à des terroristes. (Mardi 14 février 2017)

Keystone
Les autorités américaines ont déposé des recours, bien déterminées à confisquer les deux assurances-vies souscrites par le tueur, Syed Farrook pour sa mère (ici à droite), pour un total de 275'000 dollars. Cet argent, avancent-elles, doit aller aux victimes. (Image d'archive - 19 décembre 2015)

Les autorités américaines ont déposé des recours, bien déterminées à confisquer les deux assurances-vies souscrites par le tueur, Syed Farrook pour sa mère (ici à droite), pour un total de 275'000 dollars. Cet argent, avancent-elles, doit aller aux victimes. (Image d'archive - 19 décembre 2015)

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Croquis d'Enrique Marquez, accusé d'avoir fourni les armes aux tueurs de San Bernardino, lors d'une audience le 21 décembre 2015 à Riverside, en Californie. Son procès a été reporté à mars 2017. (Vendredi 6 mai 2016)

Croquis d'Enrique Marquez, accusé d'avoir fourni les armes aux tueurs de San Bernardino, lors d'une audience le 21 décembre 2015 à Riverside, en Californie. Son procès a été reporté à mars 2017. (Vendredi 6 mai 2016)

L'école coranique pakistanaise où a étudié l'assaillante qui a tué avec son mari 14 personnes en Californie la semaine dernière a condamné cette tuerie mardi, estimant qu'il n'y avait «pas de place pour ce type d'action au nom de l'islam».

Avant de prêter allégeance à l'EI et de tirer sur la foule dans une fête de Noël à San Bernardino, Tashfeen Malik, une Pakistanaise de 29 ans, a étudié en 2013 à l'Institut al-Huda, l'une des écoles coraniques les connues du pays, qui a rejeté toute responsabilité dans l'attaque et l'a condamnée.

Fondée en 1994, l'école n'a pas de lien connu avec des organisations extrémistes, bien qu'elle ait été critiquée pour avoir diffusé une idéologie proche de celle des talibans selon ses détracteurs.

C'était «une étudiante travailleuse, amicale, attentive aux autres, obéissante et positive» a indiqué l'institution dans un communiqué, soulignant la difficulté de comprendre comment «elle a pu faire une chose horrible qui est à 100% contre l'islam».

Elle quitte l'école pour se marier

Après des études en pharmacologie dans une université de Multan entre 2007 et 2012, elle s'est inscrite le 17 avril 2013 à al- Huda à Multan. Cette institution s'adresse aux femmes de classe moyenne cherchant à approfondir leur foi musulmane, et a également des bureaux aux Etats-Unis, aux Emirats, en Inde et au Royaume-Uni.

Elle a quitté l'école coranique le 3 mai 2014, a indiqué l'école dans un communiqué, précisant qu'elle avait indiqué à son enseignante qu'elle allait se marier deux mois plus tard. Elle a épousé en 2014 un Américain d'origine pakistanaise, Syed Farook, qui a été tué en même temps qu'elle après un violent affrontement avec la police. Elle avait demandé à poursuivre les cours à distance, mais ne l'a pas fait.

Ecole plus attentive

Les enquêteurs tentent de comprendre sa radicalisation et d'établir si elle était en contact avec des extrémistes au Pakistan ou en Arabie Saoudite, où elle a longtemps vécu.

L'école a reçu la visites d'agents des services de l'antiterrorisme et du renseignement. Une porte-parole de l'école a indiqué mardi que l'établissement serait désormais «plus attentif» avant d'admettre des élèves, en essayant d'établir à la fois la raison de leur inscription et leur état d'esprit.

Islamabad s'est engagé à s'attaquer au problème des écoles coraniques, soupçonnées de promouvoir l'intolérance, voire d'être un terreau fertile de l'extrémisme, mais les efforts du gouvernement se heurtent à d'influents dignitaires religieux.

(AFP)

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