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FormationL'école obligatoire va être un défi national majeur

L'Office fédéral de la statistique (OFS) a étudié plusieurs scénarii pour le système de formation entre 2013 et 2022. Une chose semble sûre: il va y avoir davantage d'élèves et il faudra recruter de nouveaux enseignants.

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

L'école obligatoire représentera un grand défi ces dix prochaines années. Il va y avoir davantage d'élèves et il faudra recruter de nouveaux enseignants, selon le scénario de référence retenu par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

L'OFS a étudié plusieurs scénarii pour le système de formation entre 2013 et 2022. Les chiffres publiés mardi, et qui confirment dans une large mesure les extrapolations précédentes, se basent sur l'évolution jugée la plus réaliste.

Recherche maîtres et maîtresses

Les effectifs des élèves devraient cesser de reculer dans l«ensemble de l«école obligatoire. La baisse (-50'000 élèves entre 2003 et 2012) prendrait fin en 2015. Le nombre d«élèves repartirait ensuite à la hausse. En 2022, l'effectif de l'école obligatoire devrait dépasser de 48'000 celui de 2012 (710'000).

Il faudra parallèlement aller chercher de nouveaux enseignants, nombreux étant ceux qui prennent actuellement leur retraite (65% de départs de plus en 2012 qu«en 2006).

Dans le primaire, le besoin d'engager concernerait tous les cantons, avec, dans six cas, des hausses pouvant dépasser 30% ces cinq prochaines années (quelque 40% en Valais ou dans le Jura). En revanche, dans le secondaire I, le besoin de recrutement fléchira d'ici 2017 dans la moitié des cantons (dont FR, NE, VS, GE et JU).

Vers une évolution stable

Dans le secondaire II, la Suisse devrait connaître une évolution stable aussi bien pour les formations générales que pour la formation professionnelle initiale. Fait nouveau: dès 2017, les femmes devraient devenir majoritaires dès 2017 parmi les enseignants des formations générales.

Du côté des élèves, les effectifs de la première année de la formation professionnelle initiale devraient légèrement reculer entre 2012 et 2018 (-3%) avant de se redresser (2% de 2018 à 2022). Idem dans les écoles de maturité gymnasiale et de culture générale: diminution modérée (-4% entre 2012 et 2018) puis hausse ( 3% entre 2018 et 2022).

Augmentation plus marquée dans les HES

Le nombre d'étudiants dans les Hautes écoles universitaires ne devrait progresser que de 0,8% par année en moyenne jusqu'en 2022 (contre 3% par année entre 2002 et 2012). Une augmentation plus marquée devrait frapper les Hautes écoles spécialisées (HES): 3% par année entre 2012 et 2016, puis 1% par année jusqu'en 2022.

Raison: la croissance du nombre de maturités professionnelles et la transition toujours plus fréquente vers les HES après l'obtention de ce titre.

Ce faisant, la proportion des diplômés des Hautes écoles et d'une formation professionnelle supérieure parmi les 25 à 64 ans devrait passer de 37% en 2012 à 45% en 2022. Les personnes sans formation post-obligatoire ne devraient plus représenter qu'un peu plus que 10% contre 14% en 2012. La baisse est moindre qu'attendue, de 28 à 23%, chez les étrangers.

(ats)

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