30.11.2012 à 11:56

PrévisionsL'économie suisse devrait perdre de sa dynamique

Le baromètre conjoncturel du Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich a chuté en novembre pour la seconde fois consécutive.

Les chercheurs zurichois anticipent que l'économie suisse devrait perdre de sa dynamique.

En novembre 2012, le baromètre du KOF a cédé 0,14 point pour s'établir à 1,50, contre 1,64 point en octobre (1,67 révisé), a communiqué vendredi le centre de recherches. La consommation reste la locomotive du développement de l'économie suisse.

Les différents indicateurs constituant le baromètre suggèrent que les perspectives d'exportations légèrement moins favorables affectent l'évolution de l'industrie suisse. Le secteur du bâtiment devrait également perdre en vigueur, indique le KOF.

Englobant un bon 90% de l'activité économique globale à l'exception du crédit et du bâtiment, le module «PIB principal» présente un assombrissement. Il se fonde sur des mesures portant sur l'industrie suisse, la consommation ainsi que les exportations vers l'Union Européenne (UE).

En octobre et pour la première fois depuis janvier 2012, l'indicateur accusait un infime recul de 0,01 point. Mais les chercheurs estimaient néanmoins que le taux de croissance en variation annuelle du produit intérieur brut (PIB) national resterait positif dans les mois à venir.

Signes d'essoufflement

Les experts du KOF ont par ailleurs abaissé leur prévision d'automne et escomptent un taux de croissance du PIB de 0,9% pour 2012. Début novembre, l'indicateur du KOF de la situation des affaires sur l'ensemble des secteurs d'activités a en outre fléchi à son niveau le plus bas depuis deux ans et demi.

Pour le mois sous revue, la demande domestique maintient son rôle de soutien et apporte une contribution positive au baromètre. En revanche, les livraisons à destination de la zone euro ainsi que le secteur industriel indigène pèsent sur l'évolution de l'indicateur.

Du côté du secteur financier, le module «Crédit» (sans la production subordonnée de prestations de services bancaires) suggère la persistance d'une conjoncture favorable. En revanche, le module «Construction» confirme l'affaiblissement de la branche.

Jeudi, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a annoncé une «surprenante» augmentation de 0,6% du PIB au troisième trimestre. Le SECO table sur une croissance de 1% du PIB pour l'ensemble de l'année, mais nombre d'analystes voient des signes d'essoufflement dans la consommation et craignent pour les exportations.

(ats)

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