Saint-Etienne-du-Rouvray: L'église du Père Hamel a rouvert ses portes

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Saint-Etienne-du-RouvrayL'église du Père Hamel a rouvert ses portes

Une cérémonie a été organisée ce dimanche dans l'église visée par un attentat terroriste il y a deux mois près de Rouen.

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L'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun a donné une conférence de presse ce dimanche 2 octobre, avant la réouverture de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

L'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun a donné une conférence de presse ce dimanche 2 octobre, avant la réouverture de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

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L'église de Saint-Etienne-Du-Rouvray ouvrira à nouveau ses portes ce dimanche 2 octobre 2016. Seules 200 personnes accréditées pourront entrer dans l'établissement. (30 septembre 2016)

L'église de Saint-Etienne-Du-Rouvray ouvrira à nouveau ses portes ce dimanche 2 octobre 2016. Seules 200 personnes accréditées pourront entrer dans l'établissement. (30 septembre 2016)

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Les assassins du père Jacques Hamel à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (F), fin juillet, étaient en contact avec un Roannais de 29 ans, établi en zone irako-syrienne, selon L'Express. Ce dernier semble avoir «piloté» leur action. (Jeudi 18 août 2016)

Les assassins du père Jacques Hamel à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (F), fin juillet, étaient en contact avec un Roannais de 29 ans, établi en zone irako-syrienne, selon L'Express. Ce dernier semble avoir «piloté» leur action. (Jeudi 18 août 2016)

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Près de deux mois après l'assassinat d'un prêtre par des djihadistes , la petite église où il officiait, dans le nord-ouest de la France, a rouvert dimanche en présence de fidèles catholiques mais aussi de musulmans tout aussi «touchés» par le drame. Après une procession dans les rues de Saint-Etienne-du-Rouvray, des centaines de personnes se sont retrouvées devant l'église, où le père Jacques Hamel, 85 ans, a été égorgé le 26 juillet par deux jeunes radicalisés de 19 ans se réclamant du groupe Etat islamique (EI).

Dans une ambiance émue et recueillie, certains fidèles sont entrés à la suite de l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, qui a aspergé d'eau bénite les murs, le sol et l'assemblée. D'autres sont restés dehors pour suivre sur un écran géant ce rite de «réparation», prévu pour «laver l'église» de sa profanation.

«C'est une nouvelle étape de la cicatrisation, de la convalescence», a dit à la presse le maire communiste de cette ville de 27'000 habitants, Hubert Wulfranc, qui espère pouvoir ériger un monument en mémoire du père Hamel.

Vers une béatification du père Hamel

Le pape François a accepté de raccourcir le délai avant l'ouverture d'un procès en béatification du prêtre, a-t-on appris dimanche de sources au Vatican. Il s'agit d'une très rare exception aux règles du Vatican, qui exigent un délai de cinq ans entre la mort et l'ouverture d'un procès en béatification.

Interrogé dans l'avion qui le ramenait à Rome sur cette accélération de la procédure, Jorge Bergoglio a semblé la minimiser en affirmant qu'il fallait d'abord faire certaines études. «Mais l'intention est de faire les recherches nécessaires et de voir si les raisons de le faire sont réunies», a-t-il expliqué. «Nous devons chercher les témoignages pour ouvrir le procès (en béatification)», a-t-il ajouté, soulignant qu'il était «très important» de ne pas les perdre, d'où cette idée d'accélérer la procédure. «Il ne faut pas perdre les témoignages. C'est très important parce que les témoignages tout frais, c'est ce que les gens ont vécu», a-t-il expliqué.

L'attentat, le premier dans un lieu de culte catholique en Europe, était survenu moins de deux semaines après l'attaque djihadiste, qui a coûté la vie à 86 personnes à Nice (sud-est) le jour de la Fête nationale.

Esprit de fraternité

Sous le choc, le pays avait fait bloc et des milliers de musulmans avaient rejoint les bancs des églises dans les jours suivants. Deux mois plus tard, l'imam de la mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray a souhaité faire revivre cet esprit de «fraternité» et a appelé ses fidèles à s'associer à la réouverture de l'église.

Le trésorier de la mosquée, Aïssa Habbani, a répondu à cet appel. «On est tous là, on est contre tout ce qui se passe, ça nous touche aussi beaucoup», a-t-il expliqué à l'AFP.

Un homme de 60 ans, d'origine sénégalaise, a aussi promis de «prier devant l'église». «Ce sera une prière personnelle car nous n'avons pas la même religion. Mais j'espère que Dieu va l'accueillir dans son paradis», a-t-il ajouté.

Des rescapés de la tuerie présents

Des rescapés de la tuerie se trouvaient sur les bancs de l'église pour la cérémonie, placée sous haute surveillance. Une soeur, qui avait donné l'alerte le jour de l'attentat, a lu un court texte.

Le 26 juillet, ils étaient six à suivre la messe matinale, quand Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean avaient fait irruption dans l'édifice, en tenue de combat. D'après les témoignages de rescapés, confiés ces derniers jours à des publications catholiques, le drame s'est joué en moins d'une heure.

Kermiche, un habitant de la ville connu pour sa radicalisation, se précipite immédiatement sur le père Hamel, tandis que son comparse, rencontré sur internet quelques jours plus tôt, met un smartphone dans les mains d'un paroissien âgé de 87 ans, et le contraint à filmer la scène.

«Va-t'en Satan»

Le prêtre refuse de s'agenouiller, tombe à la renverse et repousse son agresseur à coups de pied en lui criant «Va-t'en Satan». Il est égorgé au pied de son autel.

Puis c'est au tour du paroissien d'être poignardé, au bras, dans le dos et à la gorge. Pendant 45 minutes le vieil homme va faire le mort, sort auquel il échappe de justesse.

Après avoir attaqué les deux hommes, les assaillants, comme apaisés, se montrent prévenants vis-à-vis des femmes et parlent du Coran, de Jésus... Les agresseurs vont aussi chanter, porter un coup de poignard à l'autel, vandaliser des objets de culte.

Pendant ce temps, une soeur s'est sauvée par une porte latérale et a fait prévenir la police qui arrive rapidement sur les lieux et encercle l'église.

Prêts à mourir, les deux djihadistes poussent leurs otages jusqu'à la sacristie et sortent avec eux par la petite porte par laquelle ils étaient entrés. Au cri de «Allah Akbar», ils tombent sous le feu nourri des policiers.

Une béatification accélérée

Le pape François a accepté dimanche de raccourcir le délai avant l'ouverture d'un procès en béatification de Jacques Hamel. Il s'agit d'une très rare exception aux règles du Vatican, qui exigent un délai de cinq ans entre la mort et l'ouverture d'un procès en béatification.

Cela a été le cas dans les années récentes pour Mère Teresa, morte en 1997, ainsi que pour le pape Jean-Paul II, décédé en 2005.

«Notre pape est un homme réfléchi et décidé», s'est félicité Mgr Dominique Lebrun. «Les chrétiens de France ont besoin de stimulants, de consolation, et je crois que ce sera (la béatification du prêtre, ndlr) un bel événement», a-t-il dit.

«Je crois que (le Saint Père) a été touché par le fait que le père Hamel était un prêtre ordinaire». «Dans cette ville de Saint-Etienne-du-Rouvray, dont on parle parfois en termes de difficultés économiques, voilà que surgit un prêtre formidable, qui mérite peut-être» d'être béatifié, a encore déclaré le prélat.

«Des mois, voire des années»

La béatification prendra «des mois, voire des années», selon l'archevêque de Rouen La procédure de béatification du père Jacques Hamel, assassiné dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, prendra «des mois, voire des années», malgré la décision du pape d'accélérer le processus, a déclaré dimanche l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun. L'archevêque, qui venait d'achever la messe de réouverture de l'église profanée, a indiqué à la presse que la procédure prendrait «des mois, voire des années», mais qu'il allait la lancer dès lundi.

(AFP)

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