Actualisé 20.01.2017 à 11:42

SyrieL'EI détruit à nouveau le site de Palmyre

Le site antique est à nouveau entre les mains de l'organisation terroriste. Des monuments ont été endommagés.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit de nouveaux trésors antiques à Palmyre (centre de la Syrie), cité reprise au régime de Damas en décembre dernier. Parmi les oeuvres attaquées figure le célèbre tétrapyle.

«Je m'attendais à un terrible scénario. Nous avions déjà été témoins de la terreur lors de la première occupation de la ville, et franchement je ne pensais pas que Palmyre serait occupée une seconde fois», a déclaré vendredi Maamoun Abdoulkarim, le conservateur en chef des Antiquités syriennes. Il était apparemment bouleversé.

«La bataille pour Palmyre est culturelle et pas politique. Je n'ai pas compris comment la communauté internationale et les acteurs du conflit syrien ont accepté que Palmyre tombe», a-t-il dit à l'AFP.

Monument à 16 colonnes

Le tétrapyle avait été érigé à l'époque de Dioclétien, à la fin du 3e siècle. C'était un carré avec quatre colonnes à chaque coin. Sur les 16 colonnes, une seulement était originale tandis que les autres avaient été reconstruites en ciment par le service des Antiquités syrienne en 1963. Les colonnes originales étaient en granit rose venu d'Egypte.

Le théâtre romain, dont une partie a également été détruite, compte neuf rangées de gradins. Il est daté du premier siècle de notre ère. Lors de sa première occupation de la ville, de mai 2015 à mars 2016, l'EI l'avait utilisé pour des exécutions publiques.

(ats)

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