Colombie: L'ELN dénonce la mise à l'écart du Venezuela
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ColombieL'ELN dénonce la mise à l'écart du Venezuela

La guérilla colombienne accuse le président Duque de prendre des décisions «unilatérales» dans les discussions pour la paix.

Le président colombien est accusé par l'ELN de réduire «en miettes la paix» en Colombie.

Le président colombien est accusé par l'ELN de réduire «en miettes la paix» en Colombie.

AFP

La guérilla de l'ELN a dénoncé vendredi la décision «unilatérale» du président conservateur colombien Ivan Duque d'écarter le Venezuela comme garant des pourparlers de paix délocalisés à Cuba. Il l'a accusé de réduire «en miettes la paix» en Colombie.

«Le président Duque continue d'exiger des conditions de manière unilatérale, afin de ne pas poursuivre le processus de paix avec l'Armée de libération nationale (ELN)», a dénoncé la dernière rébellion active du pays sud-américain dans un communiqué intitulé «Duque réduit en miettes la paix».

Le chef de l'Etat colombien a déclaré jeudi à des journalistes, à New York, qu'il ne reconnaissait pas le Venezuela du socialiste Nicolas Maduro comme garant des négociations de paix entre l'ELN et le gouvernement colombien. Des discussions qui ont débuté durant le mandat de son prédécesseur, Juan Manuel Santos.

Neuf otages

Les pourparlers avec l'ELN, suspendus par le précédent gouvernement avant la prise de fonctions du nouveau président Ivan Duque le 7 août, n'ont pas repris en raison des conditions posées par le chef de l'Etat, à savoir que la guérilla relâche tous ses otages et cesse ses «activités criminelles».

Cette rébellion, inspirée des idées du révolutionnaire Che Guevara et issue en 1964 d'une insurrection paysanne, a rejeté ces conditions. Elle a rappelé qu'il avait été convenu avec le gouvernement de l'ex-président Juan Manuel Santos que les négociations se tiennent en dépit des affrontements en Colombie.

L'ELN, qui compte encore quelque 1500 combattants, a toutefois libéré neuf otages ces derniers jours, dont des policiers, des militaires et des civils. L'ONU a salué ce geste. Selon des estimations du gouvernement, la guérilla détiendrait encore au moins neuf personnes.

L'arrivée de migrants vénézuéliens pourrait coûter 0,5% du PIB

Le président colombien, Ivan Duque, a estimé vendredi que l'arrivée d'un million de migrants vénézuéliens pourrait coûter cette année 0,5% au PIB national. Le coût économique de l'arrivée de migrants vénézuéliens est estimé à 4.000 milliards de pesos colombiens, soit environ 1,3 milliard de dollars, selon des économistes consultés par l'AFP. La Banque mondiale rendra public dans les prochaines semaines un rapport détaillé sur le sujet.

(ats)

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