Colombie: L'ELN remet au CICR un étranger qu'elle détenait
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ColombieL'ELN remet au CICR un étranger qu'elle détenait

La guérilla colombienne a libéré une personne qu'elle détenait. Les négociations de paix doivent commencer le 7 février.

Les négociations de paix doivent commencer le 7 février 2017. (Iage - 18 janvier 2017 - conférence de presse conjointe au gouvernement et à l'ELN)

Les négociations de paix doivent commencer le 7 février 2017. (Iage - 18 janvier 2017 - conférence de presse conjointe au gouvernement et à l'ELN)

Keystone

La guérilla colombienne de l'ELN a remis samedi au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) un citoyen étranger qu'elle détenait, a annoncé le CICR. Les faits se sont produits dans l'ouest de la Colombie. La remise de cet étranger, dont ni l'identité ni la nationalité n'ont été communiquées, a eu lieu dans une région forestière du département de Choco, a indiqué le CICR dans un communiqué.

«Ce matin, une personne qui était retenue par l'Armée de libération nationale (ELN) a été remise à une mission humanitaire du CICR», déclare le communiqué, qui précise que ce citoyen étranger «était dans un état de santé compatible avec son transfert».

Dialogue de paix

Le gouvernement du président colombien Juan Manuel Santos et la guérilla guévariste de l'ELN ont annoncé mercredi qu'ils entameraient un dialogue de paix le 7 février à Quito, la capitale équatorienne.

Préalablement, les deux parties sont convenues que l'ELN libérerait le 2 février un ancien député colombien, Olin Sanchez, qu'elle retient en otage depuis avril. En échange, les autorités gracieraient deux guérilleros de l'ELN qu'elles détiennent.

«Raisons humanitaires»

Le principal négociateur du gouvernement colombien, Juan Camilo Restrepo, a déclaré que les guérilleros responsables d'enlèvements devraient en répondre devant la justice. «Lorsqu'on appelle à la libération de personnes enlevées, c'est pour des raisons humanitaires, et cela n'efface en aucune manière la responsabilité pénale des ravisseurs», a écrit Juan Camilo Restrepo sur Twitter.

En engageant un dialogue avec l'ELN, le gouvernement veut établir une paix générale en Colombie, après avoir conclu en novembre un accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la principale guérilla du pays.

(ats)

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