19.02.2016 à 12:02

TurquieL'enquête est «presque» bouclée à Ankara

Dix-sept personnes ont été arrêtées suite à l'attentat à la voiture piégée contre des militaires qui a fait vingt-huit morts.

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Ankara accuse le PKK d'avoir perpétré l'attentat d'Ankara et met en garde le président américain sur le soutien des Etats-Unis aux combattants kurdes, que la Turquie considère comme des «terroristes». (19 février 2016)

Ankara accuse le PKK d'avoir perpétré l'attentat d'Ankara et met en garde le président américain sur le soutien des Etats-Unis aux combattants kurdes, que la Turquie considère comme des «terroristes». (19 février 2016)

AFP
Au lendemain de l'attentat, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu ( à droite) a accusé un membre des YPG, les milices kurdes de Syrie d'avoir commis cet acte, en coopération avec le PKK (séparatistes kurdes). Les Kurdes ont démenti.(Jeudi 18 février 2016)

Au lendemain de l'attentat, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu ( à droite) a accusé un membre des YPG, les milices kurdes de Syrie d'avoir commis cet acte, en coopération avec le PKK (séparatistes kurdes). Les Kurdes ont démenti.(Jeudi 18 février 2016)

AFP
Ahmet Davutoglu auprès d'un blessé hospitalisé à Ankara.   (Jeudi 18 février 2016)

Ahmet Davutoglu auprès d'un blessé hospitalisé à Ankara. (Jeudi 18 février 2016)

Keystone

La police turque a interpellé un total de 17 suspects en lien avec l'attentat à la voiture piégée mercredi dans le centre d'Ankara. Elle a déjà «presque» bouclé son enquête, a annoncé vendredi le procureur chargé du dossier. L'attaque avait fait 28 morts et plus de 60 blessés.

Jeudi, le président Recep Tayyip Erdogan avait déjà annoncé 14 de ces arrestations. Les suspects, dont les identités n'ont pas été révélées, ont été arrêtés dans sept provinces du pays. Les forces de l'ordre étaient encore à la recherche d'une personne, a précisé le procureur en chef d'Ankara, Harun Kodalak, cité par l'agence de presse progouvernementale Anatolie.

Démenti

«Les responsables de l'Etat feront bientôt les annonces nécessaires», a ajouté M. Kodalak. Jeudi, moins de vingt-quatre heures après l'attaque, Recep Tayyip Erdogan et son Premier ministre Ahmet Davutoglu avaient affirmé que l'attentat avait été planifié par les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les combattants kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG).

Le chef du Parti de l'union démocratique (PYD), Saleh Muslim, et un des responsables du PKK, Cemil Bayik, ont nié ces accusations. Les combattants des YPG sont le bras armé du PYD.

Organisations «terroristes»

L'attentat d'Ankara a visé un convoi d'autobus qui transportait des militaires en plein cœur de la capitale turque, juste à côté du quartier général de l'armée et du Parlement.

Ahmet Davutoglu s'est rendu vendredi matin sur les lieux de l'attaque en présence des ministres de la Défense Ismet Yilmaz et de l'Intérieur Efkan Ala. Le chef du gouvernement a déposé des œillets rouges sur un trottoir avant de brièvement se recueillir sur place.

Syrien de 23 ans

Le chauffeur de la voiture bourrée d'explosifs a été identifié comme un Syrien de 23 ans, Salih Necar, présenté comme proche des YPG. Plusieurs titres de la presse turque ont rapporté qu'il avait été identifié grâce à ses empreintes digitales, enregistrées lors de son arrivée en Turquie en tant que réfugié.

La Turquie considère le PYD et les YPG comme des organisations «terroristes», car proches du PKK, qui mène depuis 1984 une rébellion meurtrière sur son sol. Depuis plusieurs jours, les forces turques bombardent les positions des combattants kurdes en Syrie.

(ats)

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