Publié

RechercheL'EPFL dresse un diagnostic de la biodiversité

Des chercheurs de l'EPFL lancent une vaste étude pour évaluer l'impact de l'urbanisation sur la biodiversité en utilisant l'information génétique. Le public est invité à repérer et à signaler les mares à crapauds.

La population est mise à contribution pour aider les scientifiques à dénicher des mares à crapauds.

La population est mise à contribution pour aider les scientifiques à dénicher des mares à crapauds.

DR

Le public est invité à indiquer sur un site internet où se situent ces mares, indique jeudi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Les scientifiques se rendront ensuite sur place pour y rechercher des batraciens et prélever des échantillons d'ADN dans leur bouche. Ces données génétiques seront ensuite cartographiées et analysées.

Outre le crapaud commun, ce projet intitulé UrbanGene se concentrera sur deux autres espèces particulièrement répandues dans la région genevoise: soit deux papillons (le Myrtil et la Piéride de la rave ci-dessous en photo) et le grand plantain, une plante herbacée. Les chercheurs s'intéresseront également à leur ADN.

Diversité génétique

«Notre but est de voir ce qu'il se passe, génétiquement, chez des communautés végétales ou animales lorsqu'elles sont divisées en petites colonies», explique Stéphane Joost, chercheur principal du projet. L'étude lancée ce printemps se poursuivra jusqu'à l'été 2015.

«En recherchant un grand nombre de marqueurs génétiques dans le génome de ces organismes, nous pourrons avoir une bonne idée de leur diversité génétique et ainsi estimer dans quelle mesure elle varie avec la densification urbaine», souligne Ivo Widmer, biologiste et spécialiste en génétique environnementale.

Capacité d'adaptation

Il s'agira d'abord de comprendre comment les gènes de ces trois groupes provenant d'habitats différents sont liés les uns aux autres. Ensuite, des études complémentaires s'attacheront à observer comment l'information génétique se diffuse d'un habitat à l'autre à travers le temps.

Elles permettront de mieux comprendre la capacité de ces espèces à s'adapter au milieu urbain. En plus du site internet interactif, le public pourra suivre l'évolution du projet sur les médias sociaux.

(ats)

Votre opinion