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RechercheL'EPFL est aux petits soins avec les urgentistes

Une smartwatch doit aider les médecins à surveiller en direct les données vitales de patients hospitalisés en soins intensifs.

© 2016 EPFL/ LSI

Des chercheurs ont connecté une montre intelligente aux données métaboliques à des patients en soins intensifs. Si les capteurs développés à l'EPFL décèlent une anomalie, le médecin de garde reçoit l'alerte, où qu'il se trouve à l'hôpital.

Les médecins urgentistes auront peut-être demain une montre connectée aux constances vitales de leurs patients admis en soins intensifs, indique l'Ecole polytechnique de Lausanne mercredi dans un communiqué.

Si ces informations sont collectées en temps réel et récoltées sur un serveur central affichent des taux alarmants, une alerte est envoyée directement au poignet du médecin, via wi-fi. Le nom du malade s'affiche, ainsi que les paramètres métaboliques, permettant une prise en charge rapide et ciblée.

Principal avantage de cette approche, développée en collaboration avec l'Ecole polytechnique de Turin: donner une plus grande latitude aux médecins et aux membres du personnel soignant, qui peuvent se déplacer librement dans l'hôpital et accomplir d'autres tâches tout en surveillant de très près leurs patients.

Seconde étape

Présentée cette semaine à la conférence internationale Mobihealth, cette application est la seconde étape d'un système complet de surveillance mis au point par le Laboratoire des systèmes intégrés de l'EPFL. Cela a commencé par le développement d'un dispositif microfluidique qui permet de suivre l'évolution des paramètres vitaux des malades.

Les chercheurs y ont intégré à la fois des biocapteurs pour mesurer plusieurs substances et toute l'électronique pour communiquer en direct les résultats à une tablette via bluetooth. Glucose, lactate, bilirubine, sodium, calcium, température et pH sont les sept constantes en étroite surveillance. Que ces paramètres soient transmis dans un appareil portatif pourrait améliorer l'efficacité de la surveillance des malades à risque, relève le communiqué.

Surveillance efficace

«Nous avons choisi volontairement une smartwatch standard afin d'évaluer ses capacités» explique Francesca Stradolini, chercheuse au LSI. «Comme il est impossible d'y intégrer de trop grandes quantités de données, nous passons par un serveur central capable de lire les informations et d'envoyer une demande d'intervention médicale urgente au responsable de la salle de soins intensifs.»

Comment cela fonctionne-t-il?

Voici un schéma explicatif, fourni par l'EPFL.

(ats)

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