Cyclisme: L'équipe suisse IAM Cycling jette l'éponge
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CyclismeL'équipe suisse IAM Cycling jette l'éponge

Le fondateur Michel Thétaz a annoncé la fin des opérations d'IAM Cycling pour la fin de la saison 2016. L'équipe était à la recherche de soutiens financiers.

Le leader d'IAM Mathias Frank devra se trouver une nouvelle équipe.

Le leader d'IAM Mathias Frank devra se trouver une nouvelle équipe.

Keystone

L'aventure n'aura donc duré que quatre ans. IAM Cycling, la seule formation suisse du World Tour (1re division), a décidé de se retirer du peloton au terme de la présente saison. La nouvelle a été annoncée via un communiqué par le patron et fondateur de l'équipe, Michel Thétaz, lequel a recherché en vain un cosponsor.

«IAM Cycling cessera ses activité à la fin de la saison 2016, lâche Michel Thétaz. Arrivé à un moment-clé de son évolution avec la perspective d'un nouveau cycle de trois ans, il s'est avéré impossible pour IAM Cycling, faute de trouver un cosponsor, de continuer à progresser vers les sommets de la hiérarchie. Il m'était insupportable de penser à un retour en arrière, ni même de jouer les faire-valoir des plus grandes équipes cyclistes avec un budget de 12 millions.»

«Un échec personnel»

Michel Thétaz avait créé la formation et l'avait lancée sur le circuit continental en 2013. Dans l'antichambre de l'élite, IAM a obtenu quelques résultats probants et se retrouvait régulièrement invitée sur les épreuves majeures du calendrier. L'équipe avait alors opéré, plus ou moins volontairement (l'Union cycliste internationale l'y avait fortement encouragée...), le saut dans le World Tour en 2015.

En 1re division, l'équipe suisse n'a pas réussi à obtenir le grand succès après lequel elle n'a de cesse de courir. Ni dans les classiques, ni dans un grand tour, ni, à domicile, au Tour de Romandie et au Tour de Suisse. Finalement, son «succès» le plus probant demeure à ce jour la huitième place de son leader Mathias Frank au classement général du Tour de France 2015.

«C'est un échec personnel et je l'assume, poursuit Michel Thétaz. Bien sûr, je regrette cette situation mais je préfère me réjouir de tout ce que nous avons accompli au cours de ces quatre dernières années.»

(ats)

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