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RéformeL'Etat de Vaud modernise ses conditions de travail

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite a annoncé lundi la stabilisation de la politique salariale de l'Etat de Vaud ainsi qu'une amélioration des conditions de travail de ses salariés.

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite a annoncé une amélioration des conditions de travail des salariés de l'Etat de Vaud.

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite a annoncé une amélioration des conditions de travail des salariés de l'Etat de Vaud.

Keystone

Après avoir achevé deux réformes importantes, la politique salariale de l'Etat de Vaud est désormais stabilisée, selon un bilan tiré lundi par la conseillère d'Etat Nuria Gorrite. Parallèlement, le canton modernise et améliore les conditions de travail de ses 30'000 employés, afin notamment de séduire les jeunes.

Plus gros employeur du canton, l'Etat de Vaud a mené à terme deux grandes réformes de politiques publiques: l'introduction de la nouvelle réforme salariale (Decfo-Sysrem) qui s'est achevée fin 2013 dans le respect du cadre budgétaire et des engagements pris, ainsi que la recapitalisation de la caisse de pension, a rappelé devant la presse Nuria Gorrite, cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH).

Nouveaux acquis

«On a terminé cette période», a poursuivi la conseillère d'Etat. Les 1700 recours individuels ont été traités, la commission Decfo-Sysrem a été dissoute au 30 juin, a ajouté Filip Grund, chef du Service du personnel. La page est tournée et le cadre stabilisé.

En témoignent des négociations récentes avec les syndicats, a relevé la conseillère d'Etat. Elles ont permis de mettre en œuvre une vieille revendication, à savoir de nouvelles gratifications d'ancienneté dès janvier 2015. Une hausse des indemnités pour travail de nuit et pour le samedi a également été décidée de même qu'un congé d'adoption porté de deux à quatre mois.

Télétravail

En parallèle et au-delà des aspects salariaux, le Service du personnel a modernisé plusieurs aspects de sa politique des ressources humaines. Une journée d'accueil des nouveaux collaborateurs a été mise sur pied, des brochures d'information révisées à leur intention. L'encadrement des apprentis a également été amélioré et professionnalisé dans le but d'augmenter leur nombre.

Pour s'adapter aux besoins des collaborateurs et renforcer l'attractivité de l'Etat-employeur, notamment auprès des jeunes, l'engagement de cadres à temps partiel progresse. Une autre piste est d'encourager le télétravail qui a les faveurs de la génération Y, a relevé Nuria Gorrite.

Quelque 164 personnes en bénéficient actuellement, dont 33,5% de femmes et 66,5% d'hommes, avec des taux d'activité entre 10% et 40%. «C'est peu, mais seuls certains métiers parmi les plus de 400 exercés à l'Etat s'y prêtent», a noté la cheffe du DIRH.

Elle a aussi relevé que la moyenne des collaborateurs de l'Etat est actuellement de 43 ans pour les femmes et de 45 ans pour les hommes. Et, contrairement à ce que l'on peut imaginer, 43% des hommes et 50% des femmes travaillent à l'Etat depuis moins de dix ans.

Egalité salariale

La mise en place des réformes a également permis de mener un diagnostic sur l'égalité salariale entre hommes et femmes. Il montre qu'à fonction égale, elle est respectée dans l'administration cantonale. L'écart est de 3,5%, soit en dessous du seuil de tolérance admis de 5%.

La solidité de l'analyse est confirmée par le fait qu'elle a été menée par deux bureaux en parallèle, avec des résultats quasi identiques. La conseillère d'Etat ne s'explique pas cette différence, mais ses services vont tenter d'y remédier.

Avec la nouvelle politique salariale, les salaires féminins ont d'ailleurs progressé plus vite que les masculins (8,5% contre 7,9% depuis décembre 2008 à fin 2013). Car la valorisation des salaires du bas de l'échelle préconisée par Decfo-Sysrem a profité aux femmes qui occupent davantage des emplois à faible valeur ajoutée, a constaté la ministre.

Prévention du harcèlement

Enfin, de nouvelles actions en faveur de la prévention du harcèlement au travail ont été lancées, suite à un bilan de quinze ans d'activités du groupe impact. Une sensibilisation des cadres est prévue. Ils devront également suivre des cours de formation obligatoires afin d'améliorer la prévention de ce phénomène.

A l'avenir, l'Etat veut dynamiser son fonctionnement en simplifiant ses structures. Il doit être rendu plus accessible, notamment grâce aux nouvelles technologies et à la cyber-administration, a conclu Nuria Gorrite.

(ats)

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