Libye: L'Etat islamique pilonné et assiégé à Syrte
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LibyeL'Etat islamique pilonné et assiégé à Syrte

Depuis deux mois, les combats ont fait des centaines de morts à Syrte, dernier bastion de l'EI en Libye.

Capture d'écran d'une vidéo montrant des combattants fidèles au gouvernement d'union nationale de Libye dans une rue de Syrte. (14 juin 2016)

Capture d'écran d'une vidéo montrant des combattants fidèles au gouvernement d'union nationale de Libye dans une rue de Syrte. (14 juin 2016)

Keystone

Deux mois après le lancement de leur offensive pour reprendre Syrte, les forces libyennes alliées au gouvernement d'union nationale pilonnent et assiègent les combattants de l'EI dans le centre-ville, a déclaré mardi 12 juillet un porte-parole. Les combats ont fait des centaines de morts.

Le bilan des victimes du côté des forces soutenant le gouvernement d'union nationale (GNA) «est de 241 morts et plus de 1'400 blessés» en deux mois, a indiqué mardi une source médicale de la ville de Misrata, où a été installé le centre de commandement de cette opération militaire contre l'Etat islamique (EI).

Les djihadistes, qui défendent leur dernier bastion en Libye, parviennent à tenir leurs ennemis à distance grâce à des tireurs embusqués et des tirs de mortier.

«Nos forces frappent les activistes à l'aide de l'artillerie et de l'aviation autour du complexe Ouagadougou dans le quartier de Ghiza Asskariya, et dans le centre-ville», a expliqué le porte-parole de la brigade de Misrata qui mène l'offensive.

Centaines de djihadistes retranchés

Selon les commandants de cette brigade, plusieurs centaines de djihadistes sont retranchés autour du complexe Ouagadougou, de l'université et d'un hôpital.

Les forces de Misrata, qui ont rapidement chassé l'EI des quelque 200 km de bande côtière dont les djihadistes s'étaient emparés à l'ouest de Syrte, progressent désormais prudemment après avoir perdu plus de 200 combattants dans la bataille.

A l'est de Syrte, les brigades alliées à l'armée nationale libyenne du général Khalifa Haftar, qui rejette le gouvernement d'union nationale de Fayez Seraj, combattent les islamistes sur un autre front à Benghazi.

L'EI avait profité du chaos dans lequel était plongée la Libye depuis la chute de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi pour s'emparer de Syrte en juin 2015.

(ats)

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