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MarchésL'euro recule face au dollar

L'euro poursuivait jeudi son repli face à un dollar revigoré par des statistiques économiques encourageantes aux Etats-Unis, dans un marché par ailleurs plus pessimiste quant aux perspectives économiques en Europe.

L'euro vaut 1,2301 dollar contre 1,2363 dollar mercredi soir.

L'euro vaut 1,2301 dollar contre 1,2363 dollar mercredi soir.

ARCHIVES, AFP

Vers 23h, l'euro valait 1,2301 dollar contre 1,2363 dollar mercredi, effaçant une partie de ses pertes.

L'euro perdait également du terrain face à la monnaie nippone, à 96,64 yens contre 96,99 yens mercredi soir.

Le dollar progressait légèrement face à la devise japonaise, à 78,55 yens contre 78,45 yens la veille.

«L'euro est à la baisse de façon assez importante», a remarqué Charles St-Arnaud de Nomura.

Croissance faible

«Les derniers chiffres économiques montrent que la croissance au deuxième trimestre est relativement faible dans la majorité des pays européens, la dynamique n'est pas très positive et les marchés commencent à y porter attention», enrayant le regain d'optimisme constaté depuis la semaine dernière après des déclarations de Mario Draghi assurant que la Banque centrale européenne interviendrait si nécessaire pour sauver l'euro.

Les opérateurs continuent à espérer une intervention des banques centrales «mais les commentaires politiques sur le fait que les pays ne sont pas prêts à demander officiellement de l'aide à la BCE se multiplient», a remarqué le cambiste.

«Or la BCE a posé comme condition à son intervention le fait que les pays demandent cette aide; on tourne un peu en rond.»

Pour les analystes de Wells Fargo, «il n'y a pas vraiment de facteurs expliquant la faiblesse de l'euro, même si les tensions sur la Grèce ont refait surface ces deux dernières séances».

Nouveau record

Selon l'Autorité des statistiques grecques, le taux de chômage dans ce pays a atteint un niveau record au mois de mai, à 23,1% de la population active contre 22,5% en avril.

De l'autre côté de l'Atlantique, des données économiques américaines «plutôt bonnes», renforcées par «des rendements du bon du Trésor américain plus élevés», participent au renchérissement du dollar, ont ajouté les experts. Sur le front de l'emploi, les nouvelles inscriptions au chômage sont légèrement reparties à la baisse pendant la première semaine d'août, quelque 361'000 demandes d'allocations ayant été déposées contre 375'000 attendues par les analystes.

En outre, le déficit commercial des Etats-Unis a nettement reculé en juin pour le troisième mois consécutif, pour atteindre son plus bas niveau depuis décembre 2010, sous l'effet d'une baisse des importations couplée à une hausse des exportations.

L'euro était aussi sous pression jeudi après une série d'indicateurs économiques chinois décevants.

La Chine inquiète

«Les inquiétudes concernant l'économie chinoise reviennent sur le devant de la scène», a observé Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. «Depuis quelque temps, du fait de la récente faiblesse des indicateurs, les investisseurs craignent de voir l'économie chinoise atterrir brutalement», a expliqué l'analyste.

La production industrielle chinoise et les ventes de détail, jauge de la consommation des ménages chinois, ont décéléré en juillet, et la hausse des prix à la consommation a de nouveau ralenti.

Vers 23h, la livre britannique montait face à l'euro, à 78,66 pence pour un euro, mais perdait du terrain face au billet vert, à 1,5635 dollar.

La devise helvétique reprenait un peu de terrain face à l'euro, à 1,2009 franc suisse pour un euro, et reculait face au dollar, à 0,9764 franc suisse pour un dollar.La devise chinoise a terminé à 6,3593 yuans pour un dollar contre 6,3613 yuans la veille.

(AFP)

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