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AthlétismeL'ex-entraîneur de Mo Farah suspendu pour 4 ans

Alberto Salazar, reconnu coupable de violations de réglementations sur le dopage, est mis au ban avec un médecin.

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Sport-Center
Alberto Salazar doit se tenir à l'écart du monde de l'athlétisme. (photo: AP)

Alberto Salazar doit se tenir à l'écart du monde de l'athlétisme. (photo: AP)

Au bout d'une enquête de quatre ans, l'Agence américaine antidopage (USADA) a pris la décision de sanctionner Alberto Salazar. L'entraîneur américain, âgé de 61 ans, a été reconnu coupable d'avoir contrevenu à des règles antidopage, selon la BBC lundi matin. Le docteur Jeffrey Brown, endocrinologue payé par la firme Nike, associée au coach déchu, qui soignait les athlètes de ce dernier, a également écopé d'une suspension de quatre ans.

Salazar, fondateur du projet Nike Oregon - un groupe créé pour promouvoir la course à pied -, est célèbre pour avoir entraîné le champion anglais Mo Farah, spécialiste du fond et du demi-fond, entre 2011 et 2017. Durant cette période, Farah (36 ans), aujourd'hui tourné vers le marathon, a décroché la bagatelle de quatre titres olympiques, sur 5000m et 10'000m à Londres en 2012, puis à nouveau à Rio en 2016, ainsi que six titres de champion du monde. L'homme est également l'entraîneur de la Néerlandaise Sifan Hassan, tout juste titrée championne du monde du 10'000m.

Une cellule d'enquête indépendante a conclu que le coach s'est rendu coupable de trafic de testostérone, a administré une injection intraveineuse interdite et a manœuvré pour dissimuler des preuves à l'USADA.

«Je suis soulagé que l'USADA ait, au bout de quatre ans, terminé son enquête sur Alberto Salazar, a pour sa part réagi Mo Farah. J'ai quitté Nike Oregon Project en 2017, mais comme je l'ai toujours dit, je ne tolère personne qui enfreint ou ne respecte pas les règles.»

Le coureur avait mis fin à sa collaboration avec Alberto Salazar en octobre 2017, assurant que son choix n'avait aucun lien avec les allégations de dopage visant son coach. La BBC avait révélé celles-ci en 2015, ainsi que certaines pratiques contraires à l'éthique au centre d'entraînement de Beaverton (Oregon). Les témoignages de proches de Salazar, dont son ancien bras droit, Steve Magness, ont ensuite conduit à l'ouverture de l'enquête de l'USADA.

Soutenu par des avocats de Nike, l'entraîneur natif de Cuba a contesté ces accusations. L’affaire a été portée devant l’American Arbitrators Association (association des médiateurs américains).

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