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JusticeL'ex-ministre gambien privé de son argent

Ousman Sonko, qui est soupçonné de crimes contre l'humanité, voulait récupérer ses avoirs. Niet du TPF.

Ousman Sonko.

Ousman Sonko.

dr/Twitter

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a confirmé la saisie de l'argent liquide séquestré lors de l'arrestation d'Ousman Sonko, en janvier dernier, au centre de requérants de Lyss (BE). L'ex-ministre de l'intérieur de Gambie est soupçonné de crimes contre l'humanité.

Il avait contesté la saisie de ses avoirs en expliquant qu'il en avait besoin pour payer les honoraires de Me Philippe Currat, un spécialiste du droit pénal international qu'il a choisi pour sa défense. Dans un arrêt diffusé mercredi, la Cour des plaintes du TPF rappelle à Ousman Sonko qu'un défenseur d'office lui a été désigné.

Après que le Ministère public de la Confédération a été avisé du mandat confié à Me Currat, le mandat du défenseur d'office a été suspendu. Il n'est toutefois pas exclu que le mandataire d'office reprenne la défense d'Ousman Sonko, indique l'arrêt du TPF. Selon les juges de Bellinzone, on ne voit pas pourquoi il ne serait pas en mesure de défendre efficacement les intérêts de l'ex-ministre gambien.

L'argent séquestré, au total près de 14'000 francs, devrait servir à payer les frais de procédure. Ousman Sonko détenait des francs suisses, des euros, des dollars et des livres britanniques.

Ousman Sonko était ministre de l'intérieur de Gambie de 2006 à 2016. Il a également été chef de la police et commandant de la garde présidentielle en 2003. Il est accusé d'avoir été présent lors d'actes de torture et a été interpellé à Lyss après une dénonciation de Trial International, une ONG établie à Genève. (arrêt BB.2017.87 du 28 juin 2017)

(ats)

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