Corée du Sud: L'ex-présidente Park convoquée par le parquet

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Corée du SudL'ex-présidente Park convoquée par le parquet

Park Geun-Hye va être interrogée sur le scandale de corruption qui a entraîné sa chute, a annoncé le parquet mercredi.

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L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

AFP
Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Keystone
Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Keystone

Le parquet de Corée du Sud a annoncé mercredi avoir convoqué la présidente destituée Park Geun-Hye pour l'interroger sur le retentissant scandale de corruption qui a précipité sa descente aux enfers.

Park Geun-Hye, 65 ans, est soupçonnée d'avoir été la complice de la confidente de l'ombre au coeur de cette affaire de corruption et de trafic d'influence qui secoue la Corée du Sud depuis de longs mois.

En confirmant vendredi sa destitution, la Cour constitutionnelle l'a privée du même coup de l'immunité présidentielle qui la protégeait d'éventuelle poursuites. L'ex-chef de l'Etat devra se rendre mardi prochain dans les bureaux du parquet à Séoul, selon un porte-parole.

«Nous avons envoyé la convocation (...) à l'avocat de Park Geun-Hye ce matin (mercredi). La date est fixée à 09H30 le 21 mars», a-t-il dit dans un communiqué. Sa défense a annoncé qu'elle allait «coopérer» avec l'enquête.

Refus de répondre

Lorsqu'elle était présidente, Park Geun-Hye avait refusé de répondre aux questions des enquêteurs spéciaux qui étaient chargés des investigations, en dépit de leurs demandes répétées en ce sens. De la même manière, la Cour constitutionnelle qui examinait la motion de destitution adoptée par l'Assemblée nationale avait cherché en vain à l'entendre.

Park Geun-Hye deviendra ainsi le quatrième chef de l'Etat de Corée du Sud à être soumis aux questions des procureurs dans le cadre d'un scandale de corruption.

Deux anciens dirigeants des années 1980 et du début des années 1990, Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo, ont tout deux purgé des peines de prison pour corruption après leur départ du pouvoir. Un autre ex-président, Roh Moo-Hyun, s'est suicidé en sautant d'une falaise en 2009 après avoir été entendu sur des pots-de-vin présumés.

Amie de 40 ans

Le scandale actuel est centré sur l'amie de 40 ans de Park Geun-Hye, Choi Soon-Sil, elle-même en procès. Choi Soon-Sil est accusée de s'être servie de son entregent pour contraindre divers conglomérats sud-coréens, dont le mastodonte Samsung, à verser près de 70 millions de dollars à deux fondations sous son contrôle.

Park Geun-Hye, fille de l'ancien dictateur militaire Park Chung-Hee, est soupçonnée de collusion avec son amie. Il lui est reproché d'avoir accordé des faveurs politiques aux capitaines d'industrie qui s'étaient montrés généreux avec Choi Soon-Sil, parmi lesquels Lee Jae-Yong, l'héritier de Samsung. Lee Jae-Yong a été placé en détention provisoire et inculpé entre autres pour corruption.

L'ex-présidente est aussi accusée d'avoir laissé Choi Soon-Sil, qui n'avait ni fonction officielle ni habilitation de sécurité, se mêler des affaires de l'Etat, y compris en ayant son mot à dire sur la nomination de hauts responsables gouvernementaux ou de diplomates.

«La vérité éclatera un jour»

Une partie de la classe politique et des médias sud-coréens ont accusé Park Geun-Hye d'avoir adopté une attitude de défi face à la décision de la Cour constitutionnelle. A sa sortie dimanche de la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne où elle vivait cloîtrée depuis des semaines, elle a déclaré aux partisans qui l'attendaient devant sa résidence privée: «la vérité éclatera un jour».

Park Geun-Hye avait été destituée le 9 décembre par l'Assemblée nationale. Des millions de Sud-Coréens étaient descendus dans la rue pour réclamer son départ. La destitution définitive de Park Geun-Hye, qui a de nombreux soutiens parmi la frange la plus conservatrice et la plus âgée de la population ayant bénéficié de la croissance économique rapide en cours du temps de son père, a provoqué des manifestations parfois violentes.

(AFP)

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