09.10.2015 à 13:02

Afrique du SudL'examen de la libération de Pistorius reporté

La commission sud-africaine des libérations anticipées a reporté l'examen de la demande de libération du champion paralympique Oscar Pistorius au 21 octobre

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En appel, Oscar Pistorius est condamné à 13 ans et 5 mois de prison contre six ans en première instance. La peine est doublée. (Vendredi 24 novembre 2017)

En appel, Oscar Pistorius est condamné à 13 ans et 5 mois de prison contre six ans en première instance. La peine est doublée. (Vendredi 24 novembre 2017)

AFP
Le parquet sud-africain va réclamer vendredi une peine plus lourde pour l'athlète paralympique Oscar Pistorius. Il juge «scandaleusement clémente» sa condamnation à six ans de prison pour le meurtre de sa compagne. (Mercredi 1 novembre 2017)

Le parquet sud-africain va réclamer vendredi une peine plus lourde pour l'athlète paralympique Oscar Pistorius. Il juge «scandaleusement clémente» sa condamnation à six ans de prison pour le meurtre de sa compagne. (Mercredi 1 novembre 2017)

Keystone
La famille d'Oscar Pistorius va porter plainte contre les auteurs du film «Oscar Pistorius: Blade Runner Killer», consacré au meurtre de sa petite-amie et du procès qui a suivi. A ses yeux, le long-métrage «déforme la vérité». (Mardi 3 octobre 2017)

La famille d'Oscar Pistorius va porter plainte contre les auteurs du film «Oscar Pistorius: Blade Runner Killer», consacré au meurtre de sa petite-amie et du procès qui a suivi. A ses yeux, le long-métrage «déforme la vérité». (Mardi 3 octobre 2017)

AFP

«Selon mes informations, la réunion de la commission a été reportée au 21 octobre. Tant que nous n'avons pas de confirmation, nous ne ferons pas d'autre commentaire», a déclaré vendredi à l'AFP Anneliese Burgess, porte-parole de la famille Pistorius.

La commission sud-africaine des libérations anticipées a en effet reporté l'examen de la demande de libération du champion paralympique Oscar Pistorius au 21 octobre, a indiqué à la porte-parole de la famille de l'ex-athlète.

Une longue série de rebondissements

Ce nouveau report s'ajoute à la longue série de rebondissements dans l'examen de la demande de libération d'Oscar Pistorius, condamné à cinq ans de prison pour la mort de sa petite amie Reeva Steenkamp, tuée par balles en 2013.

En juin, la commission des libérations anticipées avait décidé de libérer Pistorius, le 21 août, dix mois après son incarcération.

La loi sud-africaine permet en effet aux condamnés pour homicide involontaire de sortir après avoir purgé un sixième de leur peine. Condamné le 21 octobre 2014, Pistorius est donc en théorie libérable depuis le 21 août.

Les droits de Pistorius bafoués

Mais à la dernière minute, le ministère de la Justice avait bloqué la décision et maintenu l'athlète en détention en demandant à une commission d'appel de réexaminer cette demande.

Lundi, cette commission d'appel n'a pourtant pas tranché, renvoyant, contre toute attente, le pouvoir de décision à la commission des libérations anticipées.

Dans la foulée, la famille Pistorius avait estimé que les droits de l'ancien athlète étaient bafoués, sous-entendant qu'il était maintenu en prison pour des raisons politiques.

Le ministre de la Justice, Michael Masutha, avait bloqué la libération du champion après le dépôt d'une pétition par la Ligue des femmes de l'ANC, le parti au pouvoir.

La nouvelle réunion de la commission des libérations anticipées se tiendra le 21 octobre, soit un an jour pour jour après la condamnation de l'ex-sportif.

Un nouveau procès dès le 3 novembre

Pistorius a toujours affirmé avoir tué sa petite amie par accident en la prenant pour un cambrioleur introduit dans les toilettes de la maison en pleine nuit.

La saga judiciaire est loin d'être terminée pour le champion puisque le parquet a fait appel de sa condamnation pour «homicide involontaire», et demande à ce que les faits soient reclassés en «meurtre».

Ce nouveau procès se tiendra à partir du 3 novembre devant la Cour suprême d'appel, qui peut modifier le verdict et condamner éventuellement Pistorius à une peine plus lourde ou décider de renvoyer le procès en première instance.

(AFP)

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